Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 16:06

En défense de la belle et rebelle Houria (par Massoud Guilani, Afghan de France, massoud@live.fr )

L’histoire et la genèse du mot « SOUCHIEN »  revisitées

ou la criminalisation à géométrie variable de la parole libre

 

 

A l'avant-veille d’un ubuesque procès (qui se tiendra le 12 octobre prochain au TGI de Toulouse, Tribunal de Grotesque Inquisition de Toulouse) intenté par un groupuscule (l’AGRIF) catholique traditionaliste  (d’autres préféreront « intégriste », « facho », « islamophobe » et « sioniste », mais la novlangue orwellienne est de rigueur, sous peine de…) à la charismatique porte-parole des Indigènes de la République, l’intrépide Houria Bouteldja, accusée, pour faire court, de « racisme anti-blanc » (oxymore), je me sens le devoir de reprendre, après un long silence épistolaire et bloggesque, la plume pour avancer quelques arguments en défense de la belle rebelle qui a eu l’honneur de populariser, le 21 juin 2007, sur FR3, le néologisme « souchien » qui fait tant grogner la meute des intolérants et autres sub-cyniques en mal de lynchage.  

 

Une tempête dans un verre d’eau ?

Oui et non. Car si employer un néologisme constitue un crime de « lèse-identité » ou un délit de « lèse-francitude », où va-t-on ? 

Au fait, y a-t-il une prime d’inventivité pour les néologismes quand on n’est pas souchien? Ou des points supplémentaires au « permis de vivre en France » ?

 

La liberté d’expression, connais pas !

Mais alors autant abolir en France la liberté d’expression, clairement, une bonne fois pour toutes, et qu’on cesse de se payer de mots aussi vides de sens pratique que liberté, égalité, fraternité, ce triptyque trompeur qui décrit l’inverse de la réalité sociale de la France, à l’instar des devises antiphrasiques du roman d’anticipation de George Orwell « 1984 »!

Mais, j’oubliais, anosognostique que je suis à la façon chiraquienne, nous sommes dans la « patrie des droits de l’homme ». Mais de quel « homme » s’agit-il au fait ? De  l’ « homme blanc », au sens colonialiste ou néo-colonial du terme,  les autres, c’est-à-dire les nôtres, ne sont pas concernés ! Nous autres, « non-souchiens », n’y avons pas droit… L’actualité et le quotidien nous le rappellent tous les jours. Notre seul droit : nous taire, c’est ce que le système post-colonial français et sa police de la pensée voudraient nous rappeler à travers ce grotesque procès et la confiscation de parole qu’elle sous-tend. La liberté d’expression, c’est pour les chiens ou quoi, aurait-on envie de crier !

 

Ce long et sinueux détour pour rappeler que le principe même de ce procès inique est attentatoire à la liberté d’expression, ou suppose, comme je le montrerai plus loin, qu’elle est absolue pour certains, quasi inexistante pour d’autres, un deux poids deux mesures qui, comme on va le voir, est flagrant dans ce cas précis …Mais patience, on y reviendra dans quelques paragraphes pour garder le meilleur pour la fin, la chute de l’article, comme on dit.

 

Ce procès n’est certes pas anodin. Il est même symptomatique d’un grave dysfonctionnement des institutions de la République française et de sa justice crypto-coloniale.

Un juge, non, UNE magistrate ( le mythe de la solidarité féminine aura vécu !) a jugé bon (et a mal jugé, belle symétrie sémantique) de donner suite à une plainte qu’en tout autres circonstances l’on eût pu et dû classer sans suite et considérée comme irrecevable, nulle et non avenue.

 

L’objet du délit ? Un mot. Un mot original. Un mot néologique. Mais un mot de trop … dans la langue ? Non, un mot de trop ( !) … dans le no man’s land juridico-linguistique du Paysage politique français (PPF), prononcé en public, circonstance particulièrement aggravante eu égard aux millions de paires de chastes oreilles des écoutants susceptibles, sur un plateau de télé plutôt animé et, chose rare, assez libre.

 

Un mot… jeté comme une perle à des pourceaux, pour reprendre une expression du Christ lui-même qu’on ne soupçonnerait tout de même pas de racisme, encore que…

 

Et derrière ce mot, un supposé « jeu de mots ». Un  jeu de mot facile, trop facile même.

 

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 « Délit de sale mot »

Les mal-comprenants de la bien-pensance coloniale voudraient décomposer, non, désarticuler serait plus juste, l’adjectif néologique « souchien » en « sous-chien » : d’un mot en faire deux. Certains ont prétendu distinctement « entendre », au propre comme au figuré, le trait d’union tinter de manière stridente, siffler même, à leurs délicates oreilles si peu habituées, il est vrai, au parler vrai, au « parler cash », comme on dit dans le français de par chez nous (Y a bon la syntaxe ?). 

Thèse des détracteurs ! Thèse, mais foutaise !

Procès d’intention au sens littéral de l’expression.

La belle Houria le récuse et accuse à bon droit. 

 

Pur fantasme projectif des bien mal nommés « identitaires », marginaux extrémistes en voie d’extinction, fervents pancatholiques ou paneuropéens paganistes (frères ennemis au demeurant), se noyant dans leur vision obsidienne d’une fantasmagorique identité pure et blanche menacée d’être entachée « de l’intérieur ».

 

Comme dans un jeu de rôle pas drôle, la victime du racisme blanc-colonial deviendra le ou la raciste par interversion des rôles par l’opération du Saint-Esprit (ou du pas très sain d’esprit à la manière de l’islamophobe meurtrier de masse Anders Behring Breivik).  Serais-je, à mon tour pris, du syndrome contagieux de l’homophonie compulsive ou est-ce un effet de style spontané?

 

Désormais l’on dira « jeu de mots, jeu de facho » (sur le modèle « jeux de mains, jeux de vilains »). Quitte à tout inverser, autant plaquer tous les attributs du facho sur la fâchée…

 

Nul doute, et c’est ce que le style même de ce modeste article veut suggérer, que ce procès sera un théâtre de l’absurde, à la manière des pièces de Beckett ou Ionesco.

 

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Dans un précédent et ancien billet d’humeur à l’humour par moments un peu gras j’en conviens et intitulé : «Mariage Blanc pour une Voltaire Noire : Saint-Valentin à Paris » et sous-titré : « Trouvons vite un mari français pour la belle islamophobe célibataire Ayaan Hirsi Ali » , daté de février 2008 (trois ans déjà, comme le temps passe !), j’avais mentionné en note de bas de page :

Notule n°16 :

16) « Souchien » : néologisme original introduit dans la langue française en 2007 lors de débats télévisés quelque peu houleux dans la bouche voluptueuse d’une belle et indomptable indigène de la République dont le prénom même est une promesse de délices paradisiaques infinies.

Le mot néologique « souchien » signifie simplement Français « de souche », construit sur le modèle dérivatif précédemment attesté dans la forme adjectivale « icisien », dérivée de l’adverbe « ici » selon l’innovation lexicologique d’un jeune comique populaire issu de l’immigration post-coloniale.

Aux mal-pensants non anglophones qui y verrait éventuellement un jeu de mot que son auteur récuse avec force, rappelons aussi que le vocable anglo-américain « underdog », littéralement « sous-chien » est un mot récurrent de la littérature sociale d’expression anglaise, désignant, sans connotation péjorative aucune, mais au contraire avec beaucoup de compassion, « les déshérités ».  

 

 

Sur ce dernier point, je me risque à ajouter ceci : et même s’il fallait y reconnaître la forme de « sous-chien », quel mal y aurait-il ? Mais alors sans doute faudrait-il rééduquer le souchien, pour lui apprendre ses classiques de la lutte sociale, où le mot compassionnel « underdog » (littéralement « chien battu », c’est-à-dire l’opprimé, le déshérité ) est omniprésent.

  Houria.jpg

A cet égard, et tout en rejetant et niant avec constance une quelconque malice à avoir voulu faire un jeu de mot avec le néologisme « souchien », Houria Bouteldja elle-même avait tôt fait, seulement deux semaines après avoir lancé l’expression sur FR3, de publier une mise au point, valant clarification définitive, intitulée « Petite leçon de français d’une sous-sous-chienne aux souchiens malentendants » publiée le 5 juillet 2007 et dont le titre prenait son sens dans la très belle conclusion que voici (http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=10):

"On se souvient que le (très grand) contrebassiste américain Charles Mingus, qui était métis noir-chinois et identifié comme noir, très mobilisé sur la question du combat anti-raciste, avait intitulé son autobiographie "Beneath the Underdog" : "en-dessous du sous-chien" !"

 

 

Tout est dit ?  Que nenni ! 

Si l’histoire s’arrêtait là, la conclusion ne serait pas belle à souhait.

Voilà que par une ironie du destin, la charge se retourne contre les accusateurs.

 

Les esprits fins auront décelé une différence entre le présent écrit et la notule de 2008 citée plus haut. Une différence qui a son importance, car entretemps nous avons découvert que le mot « souchien », qui doit certes tout de sa « popularisation » à la captivante Houria, n’est point de son invention.

 

L’inventeur du néologisme « souchien »

Plus intéressant encore, il s’agit d’un emprunt à un homme politique. 

Sulfureux? Non

Antisystème ? Point du tout.

Un hurluberlu allogène virulemment anti-français, pour reprendre la rhétorique et le vocabulaire infâme de l’innommable ennemi ? Non plus.

Mais qui donc?

Et pourquoi diable le génial inventeur de ce néologisme ne figure-t-il pas, comme il se doit, sur le banc des accusés, au même titre que sa belle emprunteuse à subir les foudres des esprits chagrins ?

 

Et surtout, qui se souvient que ce mot de « souchien » fut publiquement jeté en pâture par cet homme politique lambda, invité unique, en « access prime time » (à 20h30) à des millions de téléspectateurs sur la plus grande chaîne d’Etat de la République, sur FR2, lors d’une émission politique de grande audience, et ce, plus de sept mois avant, oui, vous avez bien lu, avant que notre belle Houri ne le reprenne en juin 2007 au milieu de très nombreux invités dans une émission de débats fort tardive (diffusée en direct vers minuit), « Ce soir ou jamais », sur FR3, chaîne de bien moindre audience que FR2, quoique tout autant étatique? 

Y eut-il alors la moindre polémique lors de cette première occurrence du néologisme « souchien »? Nullement. Sinon l’on s’en souviendrait !

 

Mais alors pourquoi ? Pourquoi ce qui fit « scandale » en juin 2007 passa comme une lettre à la poste en novembre 2006  (voir la vidéo ci-incluse)?  La réponse tient au statut de l’orateur. En effet, ce mot était prononcé par un Ministre de la République, de surcroît en exercice au moment de ce putatif « délit de sale mot », un politicien futur-ex-premier-ministrable sarkozyste en dépit de sa bouille enfantine et guignolesque, de ses cheveux en batailles et de sa taille certes lilliputienne, mais ipso facto sarkompatible (sarko-compatible).

 

Vous l’aurez reconnu entre mille. Il s’agissait du très falot Jean-Louis Borloo, invité sur France 2 le jeudi 9 novembre 2006 dans l’émission « Question ouverte » où, interrogé par le très révérencieux et mielleux Alain Duhamel, journaliste inoxydable, il déclarait :

 

« Pour la première fois de l’Histoire de France, Monsieur Duhamel, il y a des Français Arabes, des Français africains, des Français asiatiques, des Français bourguignons, des Français d’Ile-de-France. Ils ont le même passeport. Mais ce qui est en train de s’installer dans la société française c’est l’idée que si je suis de souche, si je suis "SOUCHIEN" je ne comprends pas les autres. La République, elle est belle et grande. Pourquoi on a ces tensions, cette incompréhension ? Et si on est « NON-SOUCHIEN" on n’a pas le sentiment que la République donne un avenir.... »

(Ci-contre un lien vers la vidéo de cette interview que j’ai mise en ligne sur youtube, la preuve par l’image et le son. L’extrait de Jean-Louis Borloo commence  à la 25e seconde de la vidéo après un court extrait de Houria, les deux discours ayant été juxtaposés

http://youtu.be/HZ-Kjf2yNXY )

Pour lancer la vidéo, il suffit de cliquer au milieu du cadre ci-dessous.

 

 

 

Il n’est donc pas indifférent, dans cette République, de s’appeler Houria ou Jean-Louis, devant l’opinion publique comme devant la justice, mais cela est un corollaire du continuum colonial et des traditions de discriminations qui s’y rattachent. A prénom et origine différents, traitements différenciés !

 

« Deux poids deux mesures » puissance deux

Mais pour prendre la pleine mesure du deux poids deux mesures qui frappe notre Houria nationale, il faut, en plus, méditer ce qui suit. Car j’avais promis de garder le meilleur pour la fin.

Ce mot de « souchien », lâché en place publique, par étranges lucarnes interposées, en novembre 2006 par un ministre de la République eut droit, dans un livre paru deux mois plus tard et citant l’émission, à un traitement linguistique quelque peu extravagant qui mérite de retenir l’attention.

En effet, à peine le mot de « souchien » avait-il été prononcé qu’il fut relevé par un écrivain agrégé de lettres, Bernard Leconte, qui en mentionna l’existence, de bien étrange façon, dans les dernières pages d’un ouvrage auquel il était en train de mettre la dernière main en cette fin d’année 2006.

 

Je vous laisse, chers lecteurs,  seul juge, et invite, au passage, la magistrate qui a instruit le procès en sorcellerie contre Houria, à en faire de même :

 

Druon.jpg

  Page 176  (qui en comporte 192)

de l’ouvrage  « À la recherche du bon français »

(aux Éditions Lanore,

6 rue de Vaugirard, 75006 Paris )

de Bernard Leconte

( ISBN: 978-2-85 157-301-8 ),  

 

paru le 19 janvier 2007, soit plus de cinq mois avant l’émission « Ce soir ou jamais ! » de FR3 du jeudi 21 juin 2007 où Houria popularisa le terme de « souchien »:

  page 176 :

  « OUAH OUAH

Il y a déjà un bon bout de temps que, pour désigner certains Français, on emploie l'expression « Français de souche ». Et puis, nous avons entendu M. Jean-Louis Borloo, notre caoutchouteux ministre, parler de « souchien ». La femme du souchien doit être la souchienne; le petit du souchien sera donc le souchiot et la souchiotte sera la petite dernière. »

 

Voilà qui est du plus mauvais goût, s’offusqueraient certains. Mais alors comment expliquer que cet ouvrage, certainement lu de la première à la dernière page par son éminent préfacier, n’ait point suscité, au moins chez ce dernier, à défaut de ses lecteurs et de son éditeur, la moindre protestation ni même un soupçon de réprobation?

 

Un illustre préfacier cautionne "souchien"

Mais au fait, aurais-je omis de mentionner le nom de l’illustre préfacier ? Maudite anosognosie chiraquienne !

Le préfacier : Maurice Druon (décédé en 2009), alors toujours bon pied bon œil et excellent cavalier à 88 ans passés en cette fin d’année 2006 et début 2007, au mieux de sa forme, puisqu’il allait recevoir en grande pompe chez lui dans son manoir des Artigues-de-Lussac, devant un parterre de journalistes tout spécialement accourus, le candidat aux présidentielles Nagy Bocsa Sarközy, alias Nicolas Sarkozy, pour lui apporter publiquement et solennellement son soutien de gaulliste historique : la vieille France, rancie au possible, soutenant le fils de migrant hongrois, beau symbole de passation de flambeau.

 

Pour les authentiques, non feints s’entend, amnésiques, rappelons qui fut l’animal politique qui cautionna de son autorité morale un tel dérapage livresque et linguistique de Bernard Leconte en préfaçant l’ouvrage de celui-ci « À la recherche du bon français ».

Rien moins que l’un des plus influents membres de l'Académie française dont il fut le très redouté secrétaire perpétuel durant quatorze ans. Bref le gardien de l’ordre langagier, cela pour la caution linguistique. Mais pas seulement.

Car Maurice Druon fut un gaulliste ultra-conservateur et ultra-réactionnaire de sinistre mémoire, témoin de moralité de Maurice Papon lors de son procès en 1998, antiféministe déclaré et ultra-misogyne (opposé à l’élection d’une femme académicienne, Marguerite Yourcenar, la première), anticommuniste primaire, un temps surnommé le « Malraux du pauvre » ou le « Malraux de Pompidou » dont il fut le Ministre de la culture, y inaugurant une ère de répression culturelle et de censure artistique tous azimuts, notamment cinématographique et théâtrale (contre laquelle Ariane Mnouchkine et d’autres organisèrent de grandes manifestations de protestation dans les années 70).

 

Cette préface, exceptionnellement rédigée fin 2006 par l’académicien ultra-réac Maurice Druon (habituellement réfractaire aux préfaces, c’est dire son enthousiasme !), chantre autoproclamé du « droit langage » selon sa propre et si tendancieuse formule,  qui cautionne (« Comment refuserais-je d’en dire tout le bien que j’en pense ? » écrit-il) un ouvrage dont l’auteur, Bernard Leconte, se livre explicitement à toutes les outrances langagières possibles autour du néologisme « souchien » dont il dérive les mots de « souchienne », « souchiot » et jusqu’au très élégant « souchiotte », « dérivés » plutôt douteux (pour ne pas « dérives » plus que douteuses), est donc bien la preuve que l’ordre post-colonial de la République et ses tenants même les plus réactionnaires (Druon) et les plus raides ont toujours toléré, avec une infinie indulgence et une connivente complaisance, tous les excès de langage et autres, tant que leurs auteurs sont des gens du terroir, des autochtones (tel Bernard Leconte), ou ses représentants officiels et dûment mandatés (le ministre Borloo en 2006), ce qu’il n’accepterait jamais de la jeunesse issue des anciennes colonies.

Ce qui, en quelque sorte, était symboliquement résumé, de manière involontaire, par le titre même de l’ouvrage, au demeurant totalitairement normatif « A la recherche du bon français » qu’il faudrait réécrire avec un F majuscule :  « A la recherche du bon Français ». Car il y aurait les bons Français et les autres…  Et comme de bien entendu, « ces autres » sont désignés de manière presque directe, y compris par Druon qui conclue sa préface en stigmatisant, certes de manière elliptique, ce qu’il nomme « les banlieues » (avant-dernière ligne de la préface). CQFD

 

Plus réac que Druon ?

Gageons que les juges de ce tribunal de l’Inquisition post-coloniale ne seront pas plus intransigeants (difficile pour eux d’être plus réacs) ce 12 octobre que ne le fut ce dinosaure de Maurice Druon, lui qui ne trouvait rien à dire au néologisme « souchien » et ses plus invraisemblables dérivés, même pris dans la forme calque de l’anglais underdog, « hommage du vice à la vertu » (pour citer partiellement une célèbre maxime du duc de La Rochefoucauld)  venant d’un académicien qui, dans son discours de réception à l’Académie française en 1967 avait proclamé que « la civilisation est d’abord un langage ».

 

Ultime clin d’œil, ce proverbe arabe, connu de tous et qui se prête fort bien aux circonstances et explique notre sérénité : « La caravane passe, les chiens aboient »

 

 Massoud Guilani, Afghan de France

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Par Afghani
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /Déc /2009 10:02


Le 10 décembre dernier, sous la pression des "innommables" lobbies sionistes, les Palestiniens ont été déclarés persona non grata au ministère des Affaires étrangères où il avaient été initialement conviés pour y recevoir le Prix des Droits de l'homme. Une fois de plus, le gnomique et servile Kouchner a piteusement courbé l'échine devant ses maîtres ou amis et pour leur complaire, il a transféré la cérémonie à Science-Po.
Ci-dessous le récit, sous la plume alerte et avisée du Canard enchainé de cette semaine (semaine du 16 au 22 décembre 2009) , de cet inadmissible ostracisme éminemment discriminatoire qui révèle, s'il en était encore besoin, les ressorts post-colonialistes de la République française éhontément sarkozysto-solidaire du colonialisme israélien qui asservit, spolie et supplicie nos frères et soeurs de Palestine depuis plus de 60 ans. 

ARTICLE DU CANARD ENCHAINE (SEMAINE DU 16 AU 22 décembre 2009) :

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Palestiniens interdits au Quai (d’Orsay)

 

La remise du Prix des Droits de l’homme de la République française à un réseau d’ONG palestiniennes, le PNGO, devait se passer au Quai d’Orsay, le 10 décembre 2009. Le carton d’invitation en fait foi. Mais c’est finalement dans les locaux de Sciences-Po que s’est déroulée cette cérémonie. Motif : le Crif et la Licra, qui prétendent parler au nom de la communauté juive, avaient protesté contre le choix d’un palais national pour accueillir les représentants des ONG palestiniennes. Et Bernard Kouchner s’est exécuté.

Le président de la Commission consultative des droits de l’homme a désavoué ce recul du ministre des Affaires étrangères, qui, de plus, s’est permis, dans son discours, de faire la morale aux Palestiniens du PNGO. Coupables, à ses yeux, de prôner un boycott des produits israéliens en réponse à la colonisation permanente des territoires palestiniens. « Vous devez dialoguer pour construire la paix au Proche-Orient », leur a lancé Kouchner, qui, ce jour-là, n’était même pas maître chez lui.

 

Canard Enchaîné (semaine du 16 au 22 décembre 2009)

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Commentaire:
On en apprécie que mieux, par contraste, l'extraordinaire exploit que fut l'organisation d'un colloque sur Gaza par le MIR (Mouvement des Indigènes de la République), et ce, à peine deux jours plus tard, le samedi 12 décembre dernier, dans la plus prestigieuse des universités d'Europe, la Sorbonne, e
n présence, fait exceptionnel en France, de Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah et député au parlement libanais, mais aussi de la sénatrice Alima Boumedienne, de Nadine Rosa Rosso, initiatrice de l’appel pour le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes, de Richard Labévière, rédacteur en chef de la revue "Défense", de Walid Charara, politologue libanais, de Houria Bouteldja, charismatique porte parole du MIR, ainsi que, last but not least, Youssof Boussoumah que l'on ne présente plus (à lire aussi de Youssof: Ma dette palestinienne) .
hizbollah
palestine
APPEL ET RAPPEL:

A la mémoire de nos martyrs tombés à Gaza

Venez nombreux à la Marche pour Gaza :
dimanche 27 décembre 2009 15h Denfert-Rochereau jusqu’au Parvis de Nôtre-Dame
et au Rassemblement : de 17h30 a 19h30 (appel par la GUPS, l’APF, mémoire de notre terre et Abnah Philistine)


.  

  

Par Afghani
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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 22:43

Harangue de Youssof suivi du discours final de la charismatique Houria
à l'issue de la manifestation (de Barbès à Place de Clichy)

Ci-dessous la video du discours de la fougueuse Houri
filmée par votre serviteur "Afghani" (Massoud)

Par Afghani
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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 22:22

Ci-dessous un long article que j'avais rédigé fin décembre 2008, i.e.  avant l'investiture d'Obama et peu après la création officielle du "Parti des Indigènes de la République", évoquant et entremêlant les deux sujets. Mais la brutale agression militaire israélienne contre Gaza qui survint le 27 décembre 2008 changea nos priorités : marquer notre solidarité inconditionnelle envers nos infortunés frères Palestiniens, notamment en manifestant dans les rues de Paris, fut notre seul mot d'ordre pendant plusieurs semaines...

Récemment, une amie indulgente, à qui j'avais envoyé l'article à l'époque, m'a suggéré, à l'occasion des 100 jours d'Obama, de le mettre finalement en ligne ... quatre mois après sa rédaction, "sans rien y changer", a-t-elle insisté. Car, estime-t-elle, l'article n'aurait "pas pris une ride". 

Bonne lecture à quelques jours de la cinquième marche des Indigènes de la République (le 8 mai 2009 à 15 h, départ à Barbès).  A cette occasion, ma contribution sera notamment iconographique: une affiche (ci-dessous, précédant mon article) pour illustrer le discours fondateur du "Parti des Indigènes de la République".
Venez nombreux le 8 mai prochain...

 
 

FRANCE-USA : CONTRE LES LEURRES OBAMANIAQUES

à l’heure des réformes ETHNO-SENSIBLES de l’ère post-Obama

 

Espérance alter-française  : l’avènement du Parti des Indigènes de la République (P.I.R.) 

 

 

L’exemple viendrait-il, une fois n’est pas coutume, d’outre-Atlantique ? L’Amérique blanche impérialiste aux relents de suprématisme racial, terre d’élection de l’ultra-négrophobe KKK (Ku Klux Klan) et des hispanophobes et xénophobes « red necks » du Sud, naguère encore foyer persistant de ségrégation et d’apartheid discriminateur des Noirs, cet Etat hégémoniste impudemment fondé sur un génocide originel de nature colonialiste perpétré à l’encontre des « native Americans », les indigènes indiens, spoliés et exterminés sur leurs propres terres ancestrales profanées, ce pays ancré dans un vaste continent au lourd passif de racisme invétéré hérité de la déportation massive routinière des Noirs d’Afrique (traite négrière séculaire), et ayant longtemps fondée sa prospérité économique sur l’esclavagisme, cette contrée états-unienne arrogante et interven-tionniste, sectatrice de Sion, passée directement de la barbarie (le fameux « Far West » et sa loi de la jungle) à la décadence sans passer par la civilisation, a-t-elle vraiment changé du tout au tout avec l’élection, le 4 novembre dernier, d’un président « noir », en réalité métis, plus blanc que noir par le discours et le parcours, atypique, car, contrairement aux Afro-américains, non descendant d’esclaves puisque de père kenyan et de mère américaine blanche?

 

Obamaniaques VERSUS obamasceptiques

Un candidat noir, président-élu beau-parleur au discours lisse et policé, qui n’a eu de cesse de proclamer jusqu’à l’absurde que la question raciale était obsolète, dépassée, inopportune, qu’il s’agissait même d’un clivage non pertinent. Annonçant qu’en outre l’Amérique, assagie, ou plus vraisemblablement échaudée, renoncerait, progressivement, à ces ingérences indues dans les affaires du monde, notamment au Moyen-Orient? Libérés tous les prisonniers extra-judiciaires de Guantanamo, scandaleux no man’s land juridique, lieu de blasphème anti-coranique permanent? Effacée l’indignité des geôliers immondes d’Abou Ghraib et des prisons secrètes de la CIA en Europe, indélébile souillure sur l’honneur des Yankees et de leurs acolytes, qui ne peut être lavée même de leur sang impur? Finie la grande croisade judéo-chrétienne déclarée contre l’Islam et les près de deux milliards de musulmans de la planète ? Peu probable, malgré la mort, en décembre dernier, du fauteur de guerre théoricien du « choc des civilisations » Samuel P. Huntington, qui devra maintenant s’en expliquer directement avec Allah le miséricordieux? Exit l’Occupation US sauvage en Irak ? Sans doute pour bientôt. Alors, finies donc les guerres impérialistes en Afghanistan et ailleurs? Bien au contraire ! Jeu à somme nulle, car Obama a prévu de redéployer les troupes sorties d’Irak … en Afghanistan et, qui sait où encore! Belle imposture, peu relevée par les obamaniaques qui risquent fort de déchanter devant le choc du réel après les beaux discours! « Ah si seulement la vérité pouvait avoir la force de la rumeur » chantait le poète palestinien Mourid al-Barghouti, auteur notamment du chef-d’oeuvre « J’ai vu Ramallah », préfacé par feu Edward Said! Et quid de l’Amérique profonde : oubliés et non reproductibles les assassinats de Malcolm X et du pasteur noir pacifiste Martin Luther King, Prix Nobel de la Paix à l’âge de 35 ans? Pas si sûr…

En effet, si d’aventure Obama, promu à l’envi par l’establishment médiatique et nécessairement adoubé par le tentaculaire complexe militaro-industriel, avait la volonté et les moyens de s’affranchir de ses tous-puissants parrains en politique et encombrants amis (pour n’en citer qu’un, de loin le pire : son ami intime, propulsé directeur de cabinet, l’ultra-sioniste binational américano-israélien Rahm Emanuel, de son nom complet Rahm Israël Emanuel, surnommé « Rahm-bo », palestinophobe enragé, engagé volontaire en 1991 dans les rangs de … Tsahal, l’armée israélienne (!) d’Occupation, lors de la guerre du Golfe contre le champion du panarabisme Saddam Hussein, incidemment la toute première nomination officielle annoncée par Obama après son élection, au grand dam et à l’indignation légitime des obamaniaques solidaires de la juste cause palestinienne), ceux-là même qui l’ont façonné et porté, de manière si fulgurante, à la tête de la première puissance du monde pour « blanchir » l’Amérique de ses crimes passés et présents, et que le futur président se prenait à vouloir réaliser et concrétiser les ambitions réformatrices qu’on lui prête si généreusement, ne risquerait-il pas tout simplement de connaître un mandat brutalement écourté, condamné à finir assassiné comme ses deux illustres prédécesseurs noirs ou comme le « Kennedy noir » qu’il incarnerait dès lors plus vrai que nature pour la postérité? Mais cela, seul l’avenir pourra le dire.

 

Les Obama français de pacotille

Jugée totalement utopique, et pour tout dire inconcevable il y a encore un an, cette élection quasi miraculeuse que l’on voudrait si prometteuse, mais dont nul ne peut encore prédire à quoi elle aboutira, aurait néanmoins produit d’ores et déjà, selon les plus euphoriques et les plus impressionnables, une onde de choc dont les effets se propageraient jusqu’en France.

D’aucuns, devenus amnésiques, croient en effet y déceler comme une lointaine correspondance mutatis mutandis avec nombre d’événements nationaux franco-français, telle l’élection au forceps (cf. la polémique en cours) de Miss France 2009 : la pétillante et filiforme binationale franco-américaine métisse Chloé Mortaud n’est-elle pas « une Obama de charme » (comme si la ravissante Miss France 2000 Sonia Rolland, d’origine rwandaise, et bien d’autres beautés exotiques encore, ne l’avaient point précédée), à l’instar de la post-colonisée Rama Yade qui a pu être désignée, avant de tomber tout récemment en disgrâce (preuve des limites inhérentes du système dont le seuil de tolérance à la « diversité » est bien basse, cf. les déboires de Rachida Dati également sur un siège éjectable), selon les mots mêmes du chef de l’Etat français fasciné par ses maîtres et modèles américains, comme « ma Condoleeza Rice à moi », mais en plus pimpante et fraîche ?

Peut-on imaginer, à brève ou moyenne échéance, un Barack Hussein Obama à la française, un président de la République Black ou Beur, né de père musulman comme Obama, lorsque même le Parlement français, censé, par définition, être représentatif de la population réelle de la France, ne compte en son sein, pour les élus de métropole, aucune minorité ethnique ou religieuse (musulmane s’entend, autant inexistante que les juifs, a contrario, y sont statistiquement surreprésentés)?

 

Réformes ETHNO-SENSIBLES de la France post-colonialiste

Mais où mènent ces timides initiatives, pudiquement et hypocritement qualifiées « d’ouverture à la diversité », qui seraient censées se multiplier en France depuis quelques années et singulièrement depuis l’accession à la présidence en 2007 d’un fils de transfuge hongrois fasciné par les USA, Nicolas Sarközy de Nagy Bocsa, président de droite marié en troisième noce à un ex-mannequin italien millionnaire de la gauche caviar, impulsant une série de réformes « ethno-sensibles » ayant culminé le 17 décembre dernier avec la nomination d’un « commissaire chargé de la diversité et de l’égalité des chances » en la personne d’un patron berbère, « maçon » (FM) rondouillard, rigolard et très myope Yazid Sebag, histrionique optimiste naïf et béat, après le relatif échec, assez prévisible, de la HALDE (« Haute Autorité de Lutte contre la Discrimination et pour l’Egalité ») confiée, par provocation et totalement à contre-emploi, à un retraité nanti, cumulard recordman de titres et fonctions, Louis Schweitzer, cousin de Jean-Paul Sartre (à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, le strabisme divergent en moins), et, suprême ironie du système, ex-patron de Renault de 1992 à 2005, mis en cause pour des faits graves et persistants de discrimination raciale sous sa présidence, en particulier à l’encontre d’un ancien employé d’origine africaine placardisé pendant trois décennies (Daniel Kotor, d’origine togolaise, traité par sa hiérarchie notamment de « singe » et de « bougre de nègre », qui, après des années d’un marathon judiciaire quasi interminable, a récemment gagné, en avril 2008, son procès contre Renault et s’est vu dédommager à hauteur de 68 000 €)?

Ces signes apparents sont-ils précurseurs d’un réel changement, du moins des comportements, voire des mentalités ou des attitudes, à défaut de changement des infrastructures et superstructures d’un Etat ontologiquement post-colonialiste, et de ce fait intrinsèquement raciste, ethniquement plus verrouillé encore que le système américain? Peu probable. Sans doute un alibi démagogique de plus. Utile pour donner bonne conscience au plus grand nombre et aux plus crédules, tout en masquant le degré insensé et inouï de discrimination institutionnalisée, longtemps niée et toujours minimisée, qui frappe, en France et ailleurs dans la vieille Europe, si spécifiquement les populations issues de l’immigration post-coloniale.

 

L’ALTER-FRANCE stigmatisée des indigènes

Ces populations «hétérochtones»  de cette « alter-France », reléguées dans la « sous-France » discriminée, à la natalité présumée supérieure (à celle des souchiens), qui finiront inéluctablement par cesser d’être minoritaires dans la France de plus en plus métissée et multiculturelle de demain, en vertu des lois de l’arithmétique et de l’Amour (multiplication des mariages mixtes intercommunautaires).

Populations qui auraient le tort d’être « culturellement et racialement incorrectes ». Trop « ostensiblement » extra-européennes, à la peau trop foncée ou simplement basanée, à la frisure capillaire suspecte et parfois au parler non standard dans une société ultra-normative façonnée par et pour les seuls souchiens.

Mais surtout, celles qui seraient « spirituellement incorrectes », jugées « trop » pratiquantes, trop « musulmanes », à la foi jugée anti-républicainement ostensible. Soupçonnées de n’être pas assez docilement assujetties à la religion dominante de l’ultra-laïcisme dit abusivement « républicain », qui confine à l’athéisme d’Etat le plus prosélyte et le plus sectaire, dans une ambiance délibérément entretenue d’islamophobie, prétexte à toutes les brimades et rétrogradations.

Stigmatisées au nom d’un ordre répressif post-colonialiste inavoué qui prolonge l’infâme statut d’indigénat de l’ère coloniale. Celle-là même qui autorisait, en toute impunité, les pires exactions, jusqu’au meurtre individuel (dont les bavures mortelles policières ne sont que les formes modernes) ou de masse (les massacres coloniaux en déc. 1944 de Thiaroye contre les tirailleurs sénégalais et en mai 1945 de Sétif et Guelma, la tuerie de manifestants algériens pacifistes en plein Paris le 17 octobre 1961, etc. ).

 

A ces populations alter-françaises, décitoyenisées, sub-francisées, ghettoisées, précarisées, victimes d’un véritable « apartheid » ethno-social qui ne dit pas son nom, discriminées, bafouées et méprisées, systémiquement infériorisées par un Etat post-colonialiste jusques et y compris au travers de ses institutions prétendument égalitaristes, que proposent invariablement, depuis un demi siècle, les partis politiques « souchiens » sub-cyniques, sinon la perpétuation d’un ordre colonial « blanc-européen » suprématiste explicitement formulé par le très républicain et socialiste Jules Ferry au XIXème siècle (dans son fameux discours au Parlement en 1885 sur « le droit » et « le devoir » « des races supérieures » à « civiliser » « les races inférieures » (sic !))? Au mieux, une fonction ingrate de figurants dans une opposition de façade ? Au pire, à la faveur des partis au pouvoir, un rôle de zélés collabos « autophobes » (la sarkolâtre et lunatique Rama, les collabeurettes choc et chic respectivement Fadela et Rachida, etc.) au service d’un système irréformable et intrinsèquement irrespectueux du droit des « minorités » dites allogènes, rétrogradées au rang de citoyens de seconde classe, sans droit ni avenir, et parquées dans des banlieues-ghettos littéralement au ban de la société, sauf à accepter, pour les plus serviles d’entre eux, mille révérencielles génuflexions et déculturantes compromissions, à commencer par le reniement de leur identité propre, comme en écho au déni de culture, conforme à la doxa du modèle monolithique de société anti-multiculturaliste, que l’Etat post-colonialiste assimilationniste français voudrait imposer à tous, comme il le faisait jadis encore dans ses colonies.

 

Recomposition de la résistance contre l’Etat post-colonial INDIGENOCIDE

Avec le récent et brutal effondrement mondial du système économique droitiste ultra-libéral d’inspiration américaine et anglo-saxonne, récession internationale oblige, et sur fond de dislocation ou de crise profonde des partis de gauche traditionnels (PS, PC) et d’émiettement endémique d’une extrême gauche inapte à une lecture tant soit peu réaliste, ipso facto « ethniciste » (reflet de l’oppression post-colonialiste), des conflits sociaux, au milieu donc de partis tous caractérisés par le refus global de combattre à sa racine le mal néo-colonialiste et post-colonialiste, avatar du colonialisme de leurs aïeux, la conjoncture se prêtait idéalement à la création d’un parti décolonial autonome qui ne fût à la remorque d’aucun parti souchien, et, de ce fait, non sujet aux habituelles récupérations politiques et autres confiscations rituelles de parole et de luttes.

C’est dans ce contexte de banqueroute idéologique généralisée, voire de déliquescence des sociétés occidentales anomiques fossilisées et frileusement recroquevillées sur leurs archaïsmes poussiéreux colonialistes que s’inscrit l’avènement rafraîchissant d’un parti dynamique et ouvert sur le monde multipolaire, intégrant pleinement toutes les sensibilités alter-mondialistes et promouvant la convergence de luttes des peuples opprimés ou en résistance (palestiniens, libanais, irakiens, kurdes, cachemiris, central-asiatiques, afghans, caucasiens, tchétchènes, africains, sud-américains, antillais, calédoniens, etc.), et surtout propre à défendre, sans tutelle extérieure ni compromission, sur le territoire français, matrice originelle de l’innommable ordre post-colonialiste, les droits et la dignité bafoués des indigènes de la République, issus principalement de l’immigration coloniale et post-coloniale, en conscientisant ces masses opprimées et en réhabilitant les valeurs alter-françaises multi-culturalistes d’un Etat qui reste à décoloniser et dénationaliser en profondeur, nécessité rendue plus que jamais vitale et salutaire en ces temps de karchero-sarkozisme décomplexé aux dérives totalitaires orwelliennes ultra-sécuritaires ouvertement liberticides et INDIGENOCIDES (au sens de la poursuite d’une politique assimilationniste post-colonialiste « soft » et feutrée de génocide culturel, linguistique, religieux et identitaire, dont la logique est sous-jacente aux crimes perpétrés quasi impunément à l’encontre des indigènes. «L’assimilation est un crime contre l’humanité » avait même proclamé le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan en visite en Allemagne en février 2008 s’adressant à des milliers de Turcs d’Allemagne rassemblés dans un stade).

C’est chose faite depuis ce 10 décembre 2008, au surlendemain de la grande fête de l’aïd el kebir, et au 60ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme blanc occidental, qui n’a jamais eu force de loi pour les indigènes et les opprimés (cf. «Quittons cette Europe qui n'en finit pas de parler de l'Homme, tout en le massacrant, partout où elle le rencontre, à tous les coins de ses propres rues, à tous les coins du monde.» in « Les damnés de la terre » ultime ouvrage et testament politique de l’intellectuel martiniquais anti-colonialiste prématurément disparu Frantz Fanon), 25 ans et une semaine exactement après la fin de la triomphale et spectaculaire « Marche pour l’Egalité et contre le racisme », et un mois et six jours après l’élection historique, quoique ambivalente, de Barack Obama à la présidence du plus puissant Etat de la planète, les Etats-Unis.

« Le P.I.R. est avenir »

Cette autre France, la vraie France, la France réelle et colorée, authentiquement Black Blanc Beur, « l’ALTER-FRANCE », avait déjà sa plus combative militante et porte-parole, indomptable amazone de la République, la jeune et belle Houria, indigène racée et vérace, terminatrice de charme et redoutable pourfenderesse des intellectuels salonnards complices de l’oppression post-colonialiste indigénocidaire. L’alter-France, avenir de la France, a maintenant trouvé son parti providentiel: longue vie au P.I.R., le Parti des Indigènes de la République !

 

Unissons-nous aux indigènes de la République pour le meilleur et pour le P.I.R. !

 

N.B. : Au-delà de l’infinie possibilité des jeux de mots en français, aux yeux de tout Afghan, le vocable homophone « Pir » revêt une signification particulière, quasi sacrée. Mot très fréquent, pour ne pas dire omniprésent, dans la poésie afghane à travers plus de mille ans de littérature dari (langue nationale de l’Afghanistan, mais aussi idiome usité en Iran ainsi que dans une partie de l’Asie Centrale et jusqu’aux marches de la Chine), le mot « pir » désigne « l’Ancien », «le Sage », le plus souvent au sens mystique du terme. De même que l’acronyme « MIR » (« Mouvement des Indigènes de la République ») pouvait évoquer à certains le mot russe homonyme signifiant « paix ».

 

P.S. : Ci-dessous le vibrant discours inaugural de fondation du « Parti des Indigènes de la République » prononcé lors du concert-meeting du 10 décembre 2008 au Cabaret Sauvage à Paris par la charismatique Houria Bouteldja.

Par Afghani
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 14:12

Le mercredi 10 décembre 2008, journée internationale des Droits de l'Homme, s'est tenu un grand concert-meeting au Cabaret Sauvage (Paris, 19ème) à l'initiative du Mouvement des Indigènes de la République qui, à l'occasion des 25 ans de la Marche pour l'Egalité et Contre le Racisme, a concrétisé un vieux rêve : la fondation d'un Parti des Indigènes de la République pour mettre fin à la récupération politique des aspirations de la jeunesse de France issue de l'immigration post-coloniale.

Ont notamment pris la parole :

Saïd, du Ministère des Affaires Populaires (MAP), militant du MIR, a animé la soirée,

Farida Belghoul ex-porte-parole de Convergence 84,

Rachid, jeune marcheur en 1983,

Joby Valente, chanteuse et militante antillaise ,

Youssef Boussoumah et Aycé du MIR  au sujet de nos frères palestiniens,

Yazid de Génération Palestine,

Kenza Isnasni, venue de Bruxelles évoquer l'assassinat de ses parents par un islamophobe notoire,

Houria Bouteldja,

 

Pour la partie musicale :

le groupe de rap palestino-algérien Gaza Team,

la jeune chanteuse tunisienne Amel Mathlouthi

Le rappeur Medine a l'occasion de la sortie de son nouvel album Arabian Panther
 



Ci-dessous le discours inaugural du Parti des Indigènes de la République prononcé par la charismatique Houria:

Salam... à toutes et à tous...
bonsoir à tous nos amis anticolonialistes et antiracistes qui sont là avec nous ce soir...

Je ne serais pas longue...
je sais que vous êtes tous impatients d’écouter Médine... merci à lui d’être là....

Le Mouvement des indigènes a organisé cette soirée pour célébrer ce grand moment de lutte qu’a été la Marche pour l’égalité et contre le racisme en décembre 83.

Si notre mouvement existe, si nous sommes-là aujourd’hui ensemble, c’est grâce à tous ces marcheurs qui ont dit « NOUS SOMMES ICI CHEZ NOUS ! » « NOUS SOMMES DES CITOYENS DE CE PAYS ET NOUS AVONS LE DROIT DE LE TRANFORMER ! »

Nos parents y ont travaillé, vécu, lutté... LA FRANCE EST A EUX !

NOUS Y SOMMES NES, LA FRANCE EST A NOUS !

NOUS N’ACCEPTONS PLUS D’ETRE DES CITOYENS DE SECONDE ZONES ! NOUS N’ACCEPTONS PLUS D’ETRE TRAITES COMME DES INDIGENES DE LA REPUBLIQUE !

NOUS N’ACCEPTONS PLUS LES VIOLENCES POLICIERES

NOUS N’ACCEPTONS PLUS LES DISCRIMINATIONS

NOUS N’ACCEPTONS PLUS L’ISLAMOPHOBIE

NOUS N’ACCEPTONS PLUS LA NEGROPHOBIE

NOUS N’ACCEPTONS PLUS LE RACISME

C’est ce qu’ont dit les Marcheurs en 83, ceux de Convergence 84, ceux de la marche de 98 pour la mémoire de l’esclavage. C’est ce que nous disons aujourd’hui. Les marcheurs nous ont appris une chose précieuse. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Nous devons prendre le parti de nous-mêmes. Nous devons créer notre propre force politique.


Chères sœurs, chers frères, chers amis,

Cette force, sera celle de nos MEMOIRES.

Ce parti sera celui de nos morts. Ce parti sera celui de nos martyrs. Le parti qui les ressuscitera. Le parti qui les fera vivre parmi nous. Qui fera vivre leurs combats. Le parti qui va nous transmettre leur souffle.

LE SOUFFLE DE LA DIGNITE, DE LA JUSTICE, DE L’ESTIME DE SOI.

Ce sera le parti de Félix Moumié, ce grand leader camerounais assassiné par la France.

Le parti d’Abdelkrim el Khattabi. Le parti de Lumumba...de Omar Mokhtar...de Ben Barka...

Le parti de Rosa Parks, de Luther King, de Malcolm X... Le parti d’Aimé Césaire et de Franz Fanon...

De Sankara, d’Amilcar Cabral, d’Abdelkader, d’Ho Chi Minh, de Larbi ben Mhidi, d’Ali la Pointe, de Farhat Hached, de Steve Biko et de Mandela et de Myriam Makeba.

Ce sera le parti de Yasser Arafat, de Georges Habache et de cheikh Yassine...
LE PARTI DE YASSER ARAFAT, DE GEORGES HABACHE ET DE CHEIKH YASSINE !...

Notre parti sera le parti des tirailleurs sénégalais assassinés à Tiaroye...

Le parti de nos frères malgaches massacrés en 1947...

Le parti des 300 algériens jetés dans la Seine le 17 octobre 1961.

Notre parti sera aussi le parti de TOUS LES TRAVAILLEURS IMMIGRES...

Ceux des usines, des chantiers, du bâtiment... Ceux qui tenaient le marteau piqueur. Ceux qui plongeaient dans les mines. Ceux qui s’épuisaient à la chaîne ou travaillaient la terre...

Ce sera le parti de tous ceux qui ont résisté en silence... Le parti de tous ceux qui ont résisté à haute voix. Le parti de tous ceux qui se sont battus pour préserver leurs cultures. De tous ceux qui se sont battus pour avoir des papiers... De tous ceux qui échouent aujourd’hui encore sur les plages de Ceuta et Mellila... Ce sera le parti de tous ceux qui se sont battus dans les bidonvilles, les cités de transit, les foyers, et qui se battent encore dans les quartiers......

Notre parti sera un HOMMAGE PERMANENT à ces hommes, à ces femmes, à leurs luttes, à leurs résistances, à leurs combats.


Chères soeurs, chers frères, chers amis,

NOUS ALLONS CONSTRUIRE UN PARTI POUR NE PAS OUBLIER QUI NOUS SOMMES...

Pour ne pas oublier d’où nous venons. Nous allons construire un parti pour résister à l’intégration par l’oubli... Un parti pour maintenir vivantes nos cultures et nos croyances... Pour les transmettre aux générations qui viennent.

Ce sera ça ou notre disparition morale et collective... Ce sera ça ou la perte de nos histoires et de nos identités... Ce sera ça ou l’individualisme et l’égoïsme forcené qui va avec...

NOTRE PARTI SERA D’ABORD LE PARTI DE LA RECONCILIATION. DE LA RECONCILIATION AVEC NOUS-MEMES.

Il sera le parti du RESPECT de nos parents, trop souvent dénigrés. Un parti POUR CESSER de nous mépriser nous-mêmes... Un parti POUR ARRETER de nous dévaloriser nous-mêmes.

Notre parti refusera toutes ces injonctions contradictoires par lesquelles on nous piège... Nous refuserons d’avoir à choisir entre cette vie moderne et nos cultures, entre cette vie moderne et la foi.

Notre parti agira pour améliorer notre sort au quotidien, pour construire nos solidarités, pour penser par nous-mêmes, pour peser politiquement dans nos quartiers, dans nos villes et au niveau des centres de décision politique.


Chères soeurs, chers frères, chers amis,

Nous serons un parti anticolonial, un PARTI DE LA LIBERATION DES PEUPLES...

Nous serons le parti de L’ANTISIONISME DECOMPLEXE. Un parti qui affirmera haut et fort son soutien à la résistance légitime des peuples palestinien et libanais contre l’Etat colonial d’Israël.

Nous serons un parti qui lutte contre la Françafrique, contre l’occupation et la départementalisation de Mayotte...

Un parti solidaire de nos frères des Dom-Tom, colonisés depuis quatre siècles !


Chères soeurs, chers frères, chers amis,

Notre parti tendra la main aux autres, à tous ceux qui respectent notre volonté d’autonomie.

Ce sera un parti généreux... ouvert... attentif à l’humanité.

Non, nous ne sommes pas seuls ni impuissants. Non, nous ne sommes pas une minorité. Toutes celles et tous ceux qui dans le passé ont combattu à nos côtés et qui aujourd’hui continuent de le faire SONT NOS SŒURS ET FRERES DE COMBAT.

Louise Michel est notre sœur. Maurice Audin est notre frère. Jean Genêt est notre frère. Peter Norman est notre frère. Peter Norman, c’est l’athlète australien, qui aux Jeux Olympiques de 68, a soutenu, au péril de sa carrière, les 2 athlètes noirs qui ont levé le poings. François Xavier Vershave est notre frère. Marek Edelman est notre frère. Marek Edelman, c’est l’un des chefs de la résistance du ghetto juif de Varsovie pendant la seconde guerre mondiale, qui a toujours refusé de cautionner le sionisme et l’Etat d’Israël. Je pourrais en citer tant et tant...


Toutes celles et tous ceux qui ont combattu aux côtés des sans papiers,

Toutes celles et tous ceux qui se sont opposés à la loi contre les signes religieux,

Toutes celles et tous ceux qui protestent avec nous contre les crimes policiers,

Toutes celles et tous ceux qui soutiennent la lutte des Palestiniens, qui se mobilisent contre les guerres américano-sionistes en Irak, au Liban, en Afghanistan et ailleurs,

Toutes celles et tous ceux qui s’élèvent contre le pillage et le dépeçage de notre continent, l’Afrique,

Toutes celles et tous ceux qui défendent le droit des populations des Dom-Tom à choisir leurs destins...

Tous ceux-là sont nos sœurs et nos frères de cœur.

OUI, NOUS SERONS UN PARTI GENEREUX, OUVERT ET ATTENTIF A L’HUMANITE.


Chères sœurs, chers frères, chers amis

Il est grand temps pour nous d’exister sur la scène politique... Il est grand temps pour nous de surmonter nos divisions. Arabes, berbères, musulmans, africains, antillais, habitants des cités par-delà nos nationalités, nos cultures, nos spiritualités, NOTRE COMBAT EST LE MEME, IL FAUT LE MENER ENSEMBLE ! Il est temps de prendre le parti de nous-mêmes.

CONSTRUISONS NOTRE PROPRE PARTI !

Voilà, ce que je voulais vous dire au nom de tous les indigènes de la république...
Merci et bonne soirée.


Houria Bouteldja, porte-parole du MIR

Paris, le 10 décembre 2008


www.indigenes-republique.fr

redaction@indigenes-republique.fr



 

Par Afghani
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Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /Mai /2008 20:25

Tous à la 4ème marche décoloniale du 8 mai 2008


Jeudi 8 mai 2008 à 14 h
M° Barbès à PARIS

Marche contre la République raciste et coloniale
Le 8 mai prochain, MARCHONS pour montrer que le chemin de la dignité passe par la convergence, au sein d’une même organisation politique autonome, antiracialiste et décoloniale, de tous ceux qui sont aujourd’hui traités comme des indigènes.

 


En France, des nostalgiques semblent regretter le temps béni des colonies… Mais qu’on les rassure ! Ce temps-là est loin d’être mort ! L’Etat français s’en porte en effet garant : il entretient la continuité coloniale à la française : le racisme républicain. Ainsi, qu’a t-on récolté depuis les élections présidentielles ?


Texte complet de l'appel de l'appel à la 4ème Marche décoloniale du 8 mai 2008

Le Collectif de la Marche décoloniale du 8 mai
est composé des associations suivantes :
Association des Etudiants de Culture Africaine de Lyon (AECAL) http://assos.aecal.free.fr
Association des Etudiants kanaks,
Cercle de Réflexion Citoyenne de Mantes-la-Jolie,
Collectif Racisme et Discriminations de la Société Renault,
Comité des familles pour survivre au SIDA www.survivreausida.net
Groupe Frantz Fanon de Bagnolet,
Les Indigènes de Belgique www.indigenes-belgique.org   http://bougnoulosophe.blogspot.com
KARITE panafricaine des droits de l’homme et de la diversité (LYON),
Kolektif réunionnais SORT DOVAN,
Mouvement des Indigènes de la République (MIR) www.indigenes-republique.org
Mouvement pour une Nouvelle Humanité (MNH) www.association-mnh.org
Les Républicains Basanés,
Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) www.utit.net
Véto ! (Garges-Sarcelle)
Collectif d’organisation de la Marche du 8 mai 
Collectif des Filles et Fils d’Africains Déportés (COFFAD) www.coffad.net
La GUPS France, Union Générale des Étudiants de Palestine www.gupsfrance.org
...

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet
du MIR (Mouvement des Indigènes de la République) :
www.indigenes-republique.org
Téléphone : 06 50 12 38 74
Email : collectif@marche8mai.org

à lire aussi l’Appel des Indigènes de la République, rendu public en 2005 et signé par plusieurs milliers de personnes:
http://www.indigenes-republique.org/spip.php?article835

à voir aussi un nouveau blog intéressant dédié à Houria Bouteldja, la porte-parole du MIR:
http://houriab.skyrock.com 













Communiqué du 25 avril de l'écrivain martiniquais Raphaël Confiant Message de soutien
Article du 3 mai de Sadri Khiari  "8 mai 1945 : jour de fête, jour de deuil "
sur le site Collectif Les mots sont importants

Quelques sites amis relayant la Marche décoloniale du 8 mai 2008:
Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien
ALERT2NEG 
Le Réveil Citoyen d’Athis Mons
Collectif Passerelle
Blog : Le Poing Levé
TrAnsmutineriE
Bellaciao
SUD Etudiant
Démosphère
Par Afghani
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Samedi 29 mars 2008 6 29 /03 /Mars /2008 20:41
                                                           
La bombe du faux blond peroxydé Geert Wilders : un lamentable pétard mouillé

Fitna
: un concentré de haine islamophobe made in Holland
ou 17 minutes d'amalgames continus

Avant-hier soir, jeudi, Geert Wilders, le député néerlandais d'extrême droite en mal de notoriété, islamophobe haineux et blond peroxydé pour ceux qui ne l'aurait pas encore vu (cela sans doute pour ressembler à un "bon aryen" ), dans la droite ligne de son ancienne collègue, la belle mythomane filiforme Ayaan Hirsi Ali en fuite en extrême Occident (=les USA) dans les bras du généreux oncle Sam sectateur putatif de Sion, a finalement sorti son film-événement "Fitna", annoncé depuis novembre dernier.  

D
iffusé jeudi soir sur le site anglais Live Leak, ce petit film amateur de 17 minutes devait rester en ligne moins de 24 heures.
Le temps tout de même d'être visionné par 4 millions de curieux et de gogos. 
Retiré dès le lendemain vendredi, il avait déjà été copié sur de nombreux sites miroirs en mal de sensationnalisme malsain.

Ce devait faire l'effet d'une bombe, mais ce ne fut qu'un pétard mouillé...  

Flirtant avec le "snuff movie", tout en évitant le gore explicite, le film Fitna multiplie les provocations et les distorsions, les simplifications et les généralisations abusives.
On y pratique l'amalgame à coeur joie: pas le moindre distinguo entre musulmans pratiquants, musulmans fondamentalistes, islamistes, terroristes. Tout se confond dans le même rejet d'une Civilisation islamique plus que millénaire réduite aux clichés les plus islamophobes en vogue.

Geert Wilders croit pouvoir dénoncer un Islam qu'il présente comme intrinsèquement terroriste, porteur d'un projet totalitaire comparable selon lui au nazisme et au communisme.


Dans sa vision fantasmagorique de l'Islam:
le Saint Coran serait "Mein Kampf", le prophète Mahomet un Hitler méconnu ...
et les Occidentaux les nouveaux Juifs promis à un vrai Holocauste programmé et planifié depuis 14 siècles par des Musulmans, tous, bien entendu, de fieffés terroristes-nés, égorgeurs et décapiteurs assoiffés du sang impur des Judéo-Chrétiens impies.

Thèse étayée à grand renfort de prédications véhémentes, d'images choc de décapitation en Irak, de vidéo trash d'attentats (New York, Madrid, Londres) filmant à l'occasion les cadavres déchiquetés des morts ou zoomant sur les désespérés de l'immeuble du World Trade Center préférant se jeter dans le vide, de sourates savamment sélectionnées censées légitimer les violences que subirait un Occident agressé mais, ô curieuse amnésie dissymétrique, jamais agresseur!  

Les attentats du 11 septembre 2001 aux USA, du 11 mars 2004 à Madrid et du 7 juillet 2005 à Londres y sont présentés comme autant de signes précurseurs, voire de jalons, du grand Jihad annihilateur, pré-programmé depuis plus de mille ans et inscrit dans le kalam-Allah (la parole de Dieu),  qui asservira un Occident victimisé pour la circonstance et promis à une inéluctable dhimmitude. Bref, du sous-Dantec haineux, le talent en moins.

Une telle caricature mérite-t-elle autre chose que le mépris? 

Ne pourrait-on d'ailleurs faire le même type de montage en miroir avec la religion chrétienne ou la culture occidentale de tout temps impérialiste, naguère colonialiste, aujourd'hui sournoisement post-colonialiste?

Ultime remarque, cette fausse blondasse hystérique de Geert Wilders, ce sous-Le Pen hollandais qui n'a même pas le talent de l'authentique grand Blond (vrai blond, lui au moins) comme l'appellent certains, est-elle la mieux placée pour donner des leçons de démocratie et de tolérance aux musulmans si paisibles d'Europe et au monde entier via le Net?

C'est, comme en dit en bon français (c'est un Afghan qui écrit), tout au plus "l'hôpital qui se moque de la charité"!

Massoud

déçu de la sous-représentation de la résistante Afghanistan dans Fitna
(juste une seule séquence en dari, et pas une en pashto, la langue des Talibans qui font tant peur aux yankees) 
Par Afghani
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 11:41
 
A la demande pressante d’une amie lectrice (faussement ?) ingénue, l’article du 14 février dernier a été très légèrement remanié pour plus de précision, agrémenté de nombreuses photos, et surtout enrichi de pas moins de 18 notes de bas de page explicatives auxquelles il convient de se reporter au fur et à mesure de la lecture (consigne très importante) de l’article, afin d’obtenir plus de précisions sur les références implicites et allusions du texte.
Notes de bas de page, plus longues que l'article lui-même, destinées à celles et ceux qui ne seraient pas au fait par exemple des récentes déclarations publiques de l’archevêque de Canterbury (en faveur de l’application "inévitable" de la charia en Angleterre), du Premier Ministre turc Erdogan en visite en Allemagne sur l’immigration (« L’assimilation est un crime contre l’humanité »), de Baldur von Schirach il y a plus de 70 ans dans l’Allemagne nazie, etc.

Bonne lecture ou re-lecture à tous.
     

 Baldur von Schirach     Caroline Fourest         Archevêque de Canterbury  Premier Ministre turc Erdogan
Baldur von Schirach Caroline Fourest révérend Rowan Williams, archevêque de Canterbury Premier Ministre turc Erdogan et Atatürk











  
Version « remasterisée » 
de l’article du 14 février enrichi de 18 notes de bas de page

Mariage Blanc pour une Voltaire Noire : Saint-Valentin à Paris
 
Trouvons vite un mari français
pour la belle islamophobe célibataire
Ayaan Hirsi Ali
 
 
L’hebdomadaire satirique régimiste Charlie Hebdo dans sa dernière édition du 6 février 2008, en coordination avec le grand quotidien de gauche Libération (dans son édition du 7 février 2008 sous le titre « Sauvons-la »), titrait : « Naturalisons Ayaan Hirsi Ali », appelant à un meeting de solidarité ce dimanche 10 février 2008 à l’ENS de Paris en l’honneur d’Ayaan Hirsi Magan (1) alias Ali, ex-députée néerlandaise d’origine somalienne, soudainement engagée dans le combat « anti-islamiste » depuis le 11 septembre 2001, de passage à Paris à l’invitation d’intellectuels français, BHL (2) en tête.
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Allant un peu vite en besogne, Claude Guéant (3) , secrétaire général de l’Elysée, affirmait de manière un peu irréfléchie que la France pouvait octroyer la nationalité française à cette jeune Somalienne déjà naturalisée néerlandaise et recrutée en 2006 par un think thank néo-conservateur qui l’a installée aux Etats-Unis.
Grave erreur de Droit…sauf à épouser un Français. Solution matrimoniale incidemment évoquée au détour d’une phrase par Rama Yade lors d’une interview ce même dimanche soir (4) dans le journal télévisé de France 2 en compagnie d’Ayaan qui, dès lors et jusqu’à la fin de l’entretien, ne pouvait plus réprimer son rire espiègle et mutin, s’imaginant déjà au bras de qui l’on sait.
En effet, faut-il en déduire, ou craindre, qu’après son mariage express avec un mannequin de nationalité italienne, rencontré fin novembre et épousé deux mois plus tard, cas fulgurant d’« instant love », le fougueux et instable Sarko aurait eu secrètement le coup de foudre pour cette belle plante exotique qu’il voudrait faire rentrer dans son harem présidentiel? Les respectivement coquette et mignonnette Rachida et Rama apprécieront, qui ont été chargées d’apprêter, pardon, d’accueillir la belle Somalienne célibataire à Paris.
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         Ayaan possède en effet la beauté du diable (sheitan), un charme à se faire damner, une vraie silhouette de mannequin à faire pâlir la déjà cadavériquement blafarde et quasi anorexique Carla, un beau visage d’ange noir, mais certes d’ange exterminateur. Bref une jeune femme belle à croquer, à qui l’on donnerait le bon Allah (Dieu) sans confession… 
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            Elle rappelle par sa grâce envoûtante une de ses plus célèbres compatriotes, vraisemblablement coulée dans le même bronze, la sculpturale ex-top model somalienne, musulmane, Iman (5) (son nom signifie « la foi » en arabe), la seule qui ait réussi l’exploit de passer la corde au cou du plus volage des chanteurs britanniques, David Bowie, bellâtre aux yeux vairons longtemps célibataire endurci.  


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             Ayaan a en effet littéralement ensorcelé tout son petit monde, à commencer par BHL, ami de Sarko (6), nègre de Ségo (7), faux philosophe (8) qui se prend pour Sartre (9) et vrai esthète infiniment plus sensible aux atours féminins qu’à l’intelligence féminine ; sinon comment lui, le pur cérébral, aurait-il supporté aussi longtemps la compagnie d’une si superficielle Dombasle, jadis aussi belle qu’elle est sotte et décérébrée. Est-ce ce même charme féminin qui inspire tant d’ardeur censément militante et politique à la très gaie Caroline Fourest (10) , peut-être également troublée, égayée, voire enamourée? Sarko lui-même y succombera-t-il, ébloui devant une Ayaan qui incarne en plus, ce qui ne gâte rien à ses yeux et à ses sens émoustillés en attente de gâteries, le rêve américain à portée d’une France à la remorque des néo-cons bushistes, ceux-là mêmes, ses « proxies » (pas de méprise, le terme politique « proxy » signifie en anglo-américain « protecteur » , ici « Etat tutélaire », et non pas « proxénète », petite nuance !), à qui le président ne cesse de faire des yeux doux et qui, après avoir recruté (11) cette belle opportuniste (12) , la lui réexpédie enveloppée dans un papier cadeau aux couleurs de la bannière étoilée, couleur qui jure avec le vert?
Ayaan aurait-elle fait chaviré leur cœur au détriment de leur raison, à tout ce petit monde interlope? Le cœur a ses raisons que la Raison ne connaît pas, disait il y a près de quatre siècles ce catho de Baise Pascal, pardon Blaise Pascal…
 
En quête de compétences spéciales, l’ami intime du président, le ministre Brice Hortefeux, à l’indébéquetable et permanent sourire diabolique (Belzébuth sort de ce corps !), doit exulter à l’idée d’illustrer aussi magnifiquement sa politique d’immigration choisie. La France a trouvé sa nouvelle Marianne, la « Voltaire noire » Ayaan. Le message de la République jacob-ine albinocentrique est désormais on ne peut plus clair : prenez modèle sur Ayaan, quintessence de la francitude (à la Sarko) et de la bravitude (13) (à la Ségo), haïssez, comme elle, vos origines primitives, coupez-vous de vos encombrantes racines fossilisées, abjurez votre religion rétrograde, reniez la foi obscurantiste de vos dégénérés d’ancêtres, rejetez leurs croyances arriérées et obsolètes, rompez avec votre anachronique héritage culturel (Baldur von Schirach (14) , si tu nous entends), effacez votre identité linguistique passée et sa cohorte de dialectes ou sabirs indignes d’être appelés langues, crachez éventuellement (en option) sur vos coreligionnaires restés pieux et qui perdent leur temps en inutiles incantations superstitieuses et improductives prières. 
  Alors peut-être, et seulement peut-être, serez-vous promus par l’establishment supranational qui régente la France, et même encensés par la République laïciste des Lumières, possiblement jusqu’aux plus hauts sommets de l’Etat au prorata de la servile allégeance que l’on requiert de vous. Foi de Républicain à la française. Paroles sacro-saintes de l’Evangile intégrationniste. La preuve par Dieu, non ; la preuve par trois, c’est-à-dire la preuve par DYA : Dati-Yade-Amara ? La preuve, en tout cas, par Ayaan, qui a poussé cette haine de soi, cette « autophobie » à son extrême limite : l’islamophobie musulmane, comme en écho à l’hétérophobie néo-impérialiste de la culture dominante assimilationniste (15) des souchiens (16) occidentaux. Pesanteurs post-coloniales, quand tu nous tiens !
 
undefined Ultime paradoxe, et non des moindres, de cette belle affaire ou plutôt de cette love-affair potentielle: Sarko doit-il devenir musulman pour pouvoir épouser la séduisante musulmane dissidente Ayaan sans pour autant divorcer de Carla? Et faudra-t-il pour l’occasion légaliser la polygamie (au nom de Carla et des autres) afin de prendre le meilleur (?) de l’islam (Mitterrand (17) , si tu nous entends) sans l’islam lui-même ? L’archevêque de Canterbury (18) , lui, serait sans doute prêt à donner sa bénédiction à un tel mariage, mais seulement en Angleterre, autre pays, autres mœurs... 
Hâtons-nous et trouvons vite un mari pour cette belle célibataire, la nouvelle Marianne de la République! 
 
 
Notes de bas de page (18 notules):
 

                      1) undefined Un documentaire diffusé dans le cadre de l’émission « Zembla » par la télévision néerlandaise en mai 2006 révéla qu’Ayaan Hirsi Ali, de son vrai nom Magan, avait menti sur son âge, son nom, et son pays de provenance pour obtenir le statut de réfugiée aux Pays-Bas, ce que confirmera la principale intéressée, invoquant le principe de nécessité. C’est à la suite de ce scandale qu’elle démissionnera du Parlement néerlandais et quittera son pays d’adoption pour les Etats-Unis.

 
                          2) undefined Bernard-Henri Lévy fut aussi à l’origine d’un manifeste co-signé par 19 intellectuels (dont 4 seulement originaires de pays musulmans) publié le 22 octobre 2007 dans le journal Libération et intitulé simplement « Pour Hirsi Ali ».
 



                          3) undefined Le même Claude Guéant qui déclara péremptoirement sur Europe 1 au sujet du mariage du président de la République à l’Elysée avec l’ex-top model chanteuse Carla Bruni de nationalité italienne : «Quelqu'un qui épouse une personne française devient automatiquement français». Déclaration pour le moins contestable sur le plan du Droit selon les juristes, de surcroît venant d’un ancien préfet, car elle contredit la loi du 26 juillet 2006 (à l’initiative du ministre de l’intérieur de l’époque, un ancien avocat dénommé … Nicolas Sarkozy !) qui dispose qu’un étranger, ressortissant ou non de l’Union européenne, qui épouse un Français ne peut demander la nationalité française par mariage qu’ «après un délai de 4 ans à compter de la date du mariage à condition que la communauté de vie tant affective que matérielle n’ait pas cessé entre les époux depuis le mariage.».

 
4) Interview exclusive réalisée en direct dans le journal télévisé de 20 h de France 2 par le journaliste en undefined plateau Laurent Delahousse avec Rama Yade et Ayaan Hirsi Ali, toutes deux assises côte à côte sur un canapé comme deux soeurs, en duplex de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Paris à 20h30, quelques minutes avant le début du meeting de soutien.




 
5) undefined Fille de diplomate somalien, la sublime Iman Abdulmajid, mariée au chanteur britannique David undefined undefined Bowie, fut l’un des plus célèbres mannequins des années 90, connue mondialement sous son seul prénom.






 
6) Multiples déclarations de sympathie inconditionnelle et d’amitié aveugle de Bernard Henri Lévy à undefined l’égard de Nicolas Sarkozy, réitérées même lors de la controverse acrimonieuse qui l’opposa à la plume (de l’ombre ?) attitrée du président, Henri Guéno, à qui « le philosophe à la chemise blanche ouverte » imputait la responsabilité d’un passage jugé expressément raciste du fameux discours de Dakar, tout en exonérant Sarkozy de toute pensée raciste, bien que ce dernier eût accepté de prononcer sans le rectifier le discours rédigé en son nom par son nègre.



 
7) Lors de plusieurs émissions télévisées à l’automne 2007, le très cabotin Bernard Henri Lévy ne fit undefined aucun mystère sur sa contribution à l’écriture du « livre-événement » (un vrai flop au final, quel talent de nègre pour BHL !) de la candidate socialiste malheureuse aux élections présidentielles de 2007 « Ma plus belle histoire, c'est vous » sorti le 3 décembre 2007 aux Editions Grasset.



 
8) Pour reprendre les déclarations de Jean-Pierre Chevènement qui qualifia Bernard Henri Lévy de undefined « millionnaire déguisé en philosophe », sans reprendre toutes les déclarations incendiaires d’Henri Guéno qui avait notamment qualifié le vieillissant dandy pensant aux accents grotesquement kouchneriens de « petit con prétentieux ».
 






               9) undefined Bernard Henri Lévy fut en l’an 2000 l’auteur d’une somme, « historique » comme tout ce qu’il prétend faire, sur le philosophe Jean-Paul Sartre dont il souhaitait réhabiliter l’héritage intellectuel prétendument écorné et l’engagement politique, tout en se présentant implicitement comme dans sa succession en ligne droite.





  
10) Fondatrice du Centre Gai et Lesbien, éditorialiste à Charlie Hebdo, professeur à Science Po undefined (malheureux étudiants !), Caroline Fourest fut la co-organisatrice du meeting de soutien à l’ex-députée néerlandaise Ayyan Hirsi Ali à l’ENS de Paris le 10 février 2008, lors duquel, elle, qui est habituellement très austère, détonna par une jovialité souriante débordante, visiblement sous le charme (seulement intellectuel ?) de la belle et filiforme Ayaan.
undefined Caroline Fourest, militante fanatiquement anti-islamiste et « tariq-ramadanophobe » enragée, et l’écrivain ultra-mondain, faute d’être ultra-montain, Bernard-Henri Lévy furent également à l’initiative du «Manifeste des douze : ensemble contre le nouveau totalitarisme » lancé par Charlie Hebdo le 1er mars 2006. Parmi les dix autres signataires se trouvaient neuf personnalités issues de pays musulmans, dont Salman Rushdie, Taslima Nasreen, Irshad Manji et déjà Ayaan Hirsi Ali, alors députée en fonction, mais plus pour longtemps, démissionnant moins de trois mois plus tard le 16 mai suivant.
 
11) En pleine controverse dans son pays d’adoption, les Pays-Bas, qui menaçait de la déchoir de sa nationalité et ipso facto de son mandat de députée en 2006, Ayaan Hirsi Ali se vit proposer très opportunément d’être recrutée par le plus important et surtout le plus influent (plusieurs de ses conseillers ont été recrutés dans les plus hautes sphères gouvernementales) think tank néo-conservateur des Etats-Unis, l’AEI (American Entreprise Institute), dont les dirigeants sont très proches de George W. Bush.
Ayaan Hirsi Ali préféra donc prendre les devants, s’excusa publiquement et fit des aveux publics, démissionna de son mandat électif le 16 mai 2006 malgré l’accalmie, et quitta la soudainement inhospitalière Hollande pour s’installer en août 2006 en Amérique à Washington.
               
12) Les détracteurs d’Ayaan Hirsi Ali lui reprochent d’avoir commencé sa carrière politique d’immigrée dans un parti de gauche et d’avoir bifurqué ensuite « par opportunisme » vers un parti de droite aux Pays Bas, pour se mettre finalement maintenant au service d’un think tank de l’ultra-droite américaine, un parcours très « rama-yadesque ».
               
13) « Bravitude » : contribution de la candidate en campagne présidentielle undefined Ségolène Royale à l’enrichissement lexical, voire « à la diversité (lexicale) » de la langue française.
undefined Néologisme signifiant « bravoure » qui fut inspiré à Ségolène Royal en pleine campagne électorale lors de son voyage en Chine sur les hauteurs de la muraille de Chine où elle devait un peu manquer d’oxygène au cerveau pour déclarer également dans la foulée son admiration béate devant la justice chinoise, si heureusement expéditive, donc rapide, un modèle pour la France ségolienne.
              


 
14) Non, Baldur von Schirach n’est nullement un monstre bicéphale issu d’un improbable croisement undefined génétique entre l’ancien président Jacques Chirac et « son ami de trente ans », l’ancien Premier Ministre guindé Edouard Balladur. 
undefined Le charismatique jeune dignitaire nazi Baldur von Schirach fut le gauleiter de Vienne annexée par l’Allemagne nazie et surtout le chef des « Hitlerjugend », les « Jeunesses hitlériennes ». Lors d’un de ses meetings, il prononça une célèbre phrase souvent attribuée, à tort, au maréchal Hermann Goering, commandant suprême de la Luftwaffe et directeur de la Gestapo: « Quand j'entends le mot CULTURE, je sors mon revolver ! ».
 

undefined 15) Sans aller aussi loin que le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan qui déclara le dimanche 10 février 2008, donc le même jour que le meeting de l’ENS de Paris en faveur d’Ayaan Hirsi Ali, lors d’une visite officielle en Allemagne devant 20 000 membres de la communauté turque réunis dans un stade que « L’assimilation est un crime contre l’humanité » , propos qu’il réaffirmera quelques jours plus tard très officiellement dans un discours devant le Parlement turc.
    

                    16) « Souchien » : néologisme original introduit dans la langue française en 2007 lors de débats undefined télévisés quelque peu houleux dans la bouche voluptueuse d’une belle et indomptable indigène de la République dont le prénom même est une promesse de délices paradisiaques infinies.
Le mot néologique « souchien » signifie simplement Français « de souche », construit sur le modèle dérivatif précédemment attesté dans la forme adjectivale « icisien », dérivée de l’adverbe « ici » selon l’innovation lexicologique d’un jeune comique populaire issu de l’immigration post-coloniale.
Aux mal-pensants non anglophones qui y verrait éventuellement un jeu de mot que son auteur récuse avec force, rappelons aussi que le vocable anglo-américain « underdog », littéralement « sous-chien » est un mot récurrent de la littérature sociale d’expression anglaise, désignant, sans connotation péjorative aucune, mais au contraire avec beaucoup de compassion, « les déshérités ».  
 
17) Lors des obsèques émouvantes de François Mitterrand le 11 janvier 1996, la France entière ne fut undefined undefined point choquée de découvrir, y compris à l’Eglise, unies dans le deuil et côte à côte, les deux familles parallèles de l’ancien président qui officialisait ainsi, et de manière posthume, ce que l’on peut qualifier de polygamie de fait et en l’occurrence, de cas de « bigamie » avérée au plus haut niveau de l’Etat.



 
18) L’archevêque de Canterbury, le révérend Rowan Williams, chef spirituel des 70 millions d'Anglicans undefined en Angleterre et dans le monde, a désarçonné ses compatriotes lors d’une interview accordée au journaliste britannique Christopher Landau et diffusée par la radio publique BBC 4 dans l’émission « Le monde à la Une » le 7 février dernier où il a déclaré sur le ton de l’évidence que la charia est « inévitable » en Grande Bretagne.
Précisant sa pensée, il expliquera, dans cette même interview, que plus particulièrement en matière de loi civile, et en l’occurrence dans les affaires matrimoniales, le droit islamique avait, le cas échéant, vocation a s’appliquer sur le territoire britannique qui compte une forte population de confession musulmane.
A quand une pareille déclaration de la part du pape Benoît XVI ou du Primat des Gaules?
Par Afghani
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Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 13:04

Saint-Valentin à Paris

Trouvons vite un mari français
pour la belle islamophobe célibataire
Ayaan Hirsi Ali
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                  Charlie Hebdo et Libé, dans leur dernière édition,  titraient : « Naturalisons Ayaan Hirsi Ali », appelant à un meeting de solidarité ce dimanche 10 février 2008 à l’ENS de Paris en l’honneur d’Ayaan Hirsi Magan alias Ali, de passage à Paris à l’invitation d’intellectuels français, BHL en tête.
Allant un peu vite en besogne, Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, affirmait de manière un peu irréfléchie que la France pouvait octroyer la nationalité française à cette jeune Somalienne déjà naturalisée néerlandaise et recrutée en 2006 par un think thank néo-conservateur qui l’a installée aux Etats-Unis.
Grave erreur de Droit…sauf à épouser un Français. Solution matrimoniale incidemment évoquée au détour d’une phrase par Rama Yade lors d’une interview ce même dimanche soir sur France 2 en compagnie d’Ayaan qui, dès lors et jusqu’à la fin de l’entretien, ne pouvait plus réprimer son rire espiègle et mutin, s’imaginant déjà au bras de qui l’on sait.
En effet, faut-il en déduire, ou craindre, qu’après son mariage express avec un mannequin de nationalité italienne, rencontré fin novembre et épousé deux mois plus tard, cas fulgurant d’« instant love », le fougueux et instable Sarko aurait eu secrètement le coup de foudre pour cette belle plante exotique qu’il voudrait faire rentrer dans son harem présidentiel? Les respectivement coquette et mignonnette Rachida et Rama apprécieront, qui ont été chargées d’apprêter, pardon, d’accueillir la belle Somalienne célibataire à Paris.
Ayaan possède en effet la beauté du diable (sheitan), un charme à se faire damner, une vraie silhouette de mannequin à faire pâlir la déjà cadavériquement blafarde et quasi anorexique Carla, un beau visage d’ange noir, mais certes d’ange exterminateur. Bref une jeune femme belle à croquer, à qui l’on donnerait le bon Allah (Dieu) sans confession… Elle rappelle par sa grâce envoûtante une de ses plus célèbres compatriotes, vraisemblablement coulée dans le même bronze, la sculpturale ex-top model somalienne, musulmane, Iman (son nom signifie « la foi » en arabe), la seule qui ait réussi l’exploit de passer la corde au cou du plus volage des chanteurs britanniques, David Bowie, bellâtre aux yeux vairons longtemps célibataire endurci.  
 
Ayaan a en effet littéralement ensorcelé tout son petit monde, à commencer par BHL, ami de Sarko, nègre de Ségo, faux philosophe qui se prend pour Sartre et vrai esthète infiniment plus sensible aux atours féminins qu’à l’intelligence féminine ; sinon comment lui, le pur cérébral, aurait-il supporté aussi longtemps la compagnie d’une si superficielle Dombasle, jadis aussi belle qu’elle est sotte et décérébrée. Est-ce ce même charme féminin qui inspire tant d’ardeur censément militante et politique à la très gaie Caroline Fourest, peut-être également troublée, égayée, voire enamourée? Sarko lui-même y succombera-t-il, ébloui devant une Ayaan qui incarne en plus, ce qui ne gâte rien à ses yeux et à ses sens émoustillés en attente de gâteries, le rêve américain à portée d’une France à la remorque des néo-cons bushistes, ceux-là mêmes, ses « proxies » (pas de méprise, le terme politique « proxy » signifie en anglo-américain « protecteur » , ici « Etat tutélaire », et non pas « proxénète », petite nuance !), à qui le président ne cesse de faire des yeux doux et qui, après avoir recruté cette belle opportuniste, la lui réexpédie enveloppée dans un papier cadeau aux couleurs de la bannière étoilée, couleur qui jure avec le vert?
Ayaan aurait-elle fait chaviré leur cœur au détriment de leur raison, à tout ce petit monde interlope? Le cœur a ses raisons que la Raison ne connaît pas, disait il y a déjà quatre siècles ce catho de Baise Pascal, pardon Blaise Pascal…
 
En quête de compétences spéciales, l’ami intime du président, le ministre Brice Hortefeux, à l’indébéquetable et permanent sourire diabolique (Belzébuth sort de ce corps !), doit exulter à l’idée d’illustrer aussi magnifiquement sa politique d’immigration choisie. La France a trouvé sa nouvelle Marianne, la « Voltaire noire » Ayaan. Le message de la République jacob-ine albinocentrique est désormais on ne peut plus clair : prenez modèle sur Ayaan, quintessence de la francitude (à la Sarko) et de la bravitude (à la Ségo), haïssez, comme elle, vos origines primitives, coupez-vous de vos encombrantes racines fossilisées, abjurez votre religion rétrograde, reniez la foi obscurantiste de vos dégénérés d’ancêtres, rejetez leurs croyances arriérées et obsolètes, rompez avec votre anachronique héritage culturel (Baldur von Schirach, si tu nous entends), effacez votre identité linguistique passée et sa cohorte de dialectes ou sabirs indignes d’être appelés langues, crachez éventuellement (en option) sur vos coreligionnaires restés pieux et qui perdent leur temps en inutiles incantations superstitieuses et improductives prières. Alors peut-être, et seulement peut-être, serez-vous promus par l’establishment supranationale qui régente la France , et même encensés par la République laïciste des Lumières, possiblement jusqu’aux plus hauts sommets de l’Etat au prorata de la servile allégeance que l’on requiert de vous. Foi de Républicain à la française. Paroles sacro-saintes de l’Evangile intégrationniste. La preuve par Dieu, non ; la preuve par trois, c’est-à-dire la preuve par DYA : Dati-Yade-Amara ? La preuve, en tout cas, par Ayaan, qui a poussé cette haine de soi, cette « autophobie » à son extrême limite : l’islamophobie musulmane, comme en écho à l’hétérophobie néo-impérialiste de la culture dominante assimilationniste des souchiens occidentaux. Pesanteurs post-coloniales, quand tu nous tiens !
 
Ultime paradoxe, et non des moindres, de cette belle affaire ou plutôt de cette love-affair potentielle: Sarko doit-il devenir musulman pour pouvoir épouser la séduisante musulmane dissidente Ayaan sans pour autant divorcer de Carla? Et faudra-t-il pour l’occasion légaliser la polygamie (au nom de Carla et des autres) afin de prendre le meilleur (?) de l’islam (Mitterrand, si tu nous entends) sans l’islam lui-même ? L’archevêque de Canterburry, lui, serait sans doute prêt à donner sa bénédiction à un tel mariage, mais seulement en Angleterre, autre pays, autres mœurs... Hâtons-nous et trouvons vite un mari pour cette belle célibataire, la nouvelle Marianne de la République !

Massoud 
 
Par Afghani
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