L’histoire et la genèse du mot « SOUCHIEN » revisitées ou la criminalisation à géométrie variable de la parole libre

Publié le par Afghani

En défense de la belle et rebelle Houria (par Massoud Guilani, Afghan de France, massoud@live.fr )

L’histoire et la genèse du mot « SOUCHIEN »  revisitées

ou la criminalisation à géométrie variable de la parole libre

 

 

A l'avant-veille d’un ubuesque procès (qui se tiendra le 12 octobre prochain au TGI de Toulouse, Tribunal de Grotesque Inquisition de Toulouse) intenté par un groupuscule (l’AGRIF) catholique traditionaliste  (d’autres préféreront « intégriste », « facho », « islamophobe » et « sioniste », mais la novlangue orwellienne est de rigueur, sous peine de…) à la charismatique porte-parole des Indigènes de la République, l’intrépide Houria Bouteldja, accusée, pour faire court, de « racisme anti-blanc » (oxymore), je me sens le devoir de reprendre, après un long silence épistolaire et bloggesque, la plume pour avancer quelques arguments en défense de la belle rebelle qui a eu l’honneur de populariser, le 21 juin 2007, sur FR3, le néologisme « souchien » qui fait tant grogner la meute des intolérants et autres sub-cyniques en mal de lynchage.  

 

Une tempête dans un verre d’eau ?

Oui et non. Car si employer un néologisme constitue un crime de « lèse-identité » ou un délit de « lèse-francitude », où va-t-on ? 

Au fait, y a-t-il une prime d’inventivité pour les néologismes quand on n’est pas souchien? Ou des points supplémentaires au « permis de vivre en France » ?

 

La liberté d’expression, connais pas !

Mais alors autant abolir en France la liberté d’expression, clairement, une bonne fois pour toutes, et qu’on cesse de se payer de mots aussi vides de sens pratique que liberté, égalité, fraternité, ce triptyque trompeur qui décrit l’inverse de la réalité sociale de la France, à l’instar des devises antiphrasiques du roman d’anticipation de George Orwell « 1984 »!

Mais, j’oubliais, anosognostique que je suis à la façon chiraquienne, nous sommes dans la « patrie des droits de l’homme ». Mais de quel « homme » s’agit-il au fait ? De  l’ « homme blanc », au sens colonialiste ou néo-colonial du terme,  les autres, c’est-à-dire les nôtres, ne sont pas concernés ! Nous autres, « non-souchiens », n’y avons pas droit… L’actualité et le quotidien nous le rappellent tous les jours. Notre seul droit : nous taire, c’est ce que le système post-colonial français et sa police de la pensée voudraient nous rappeler à travers ce grotesque procès et la confiscation de parole qu’elle sous-tend. La liberté d’expression, c’est pour les chiens ou quoi, aurait-on envie de crier !

 

Ce long et sinueux détour pour rappeler que le principe même de ce procès inique est attentatoire à la liberté d’expression, ou suppose, comme je le montrerai plus loin, qu’elle est absolue pour certains, quasi inexistante pour d’autres, un deux poids deux mesures qui, comme on va le voir, est flagrant dans ce cas précis …Mais patience, on y reviendra dans quelques paragraphes pour garder le meilleur pour la fin, la chute de l’article, comme on dit.

 

Ce procès n’est certes pas anodin. Il est même symptomatique d’un grave dysfonctionnement des institutions de la République française et de sa justice crypto-coloniale.

Un juge, non, UNE magistrate ( le mythe de la solidarité féminine aura vécu !) a jugé bon (et a mal jugé, belle symétrie sémantique) de donner suite à une plainte qu’en tout autres circonstances l’on eût pu et dû classer sans suite et considérée comme irrecevable, nulle et non avenue.

 

L’objet du délit ? Un mot. Un mot original. Un mot néologique. Mais un mot de trop … dans la langue ? Non, un mot de trop ( !) … dans le no man’s land juridico-linguistique du Paysage politique français (PPF), prononcé en public, circonstance particulièrement aggravante eu égard aux millions de paires de chastes oreilles des écoutants susceptibles, sur un plateau de télé plutôt animé et, chose rare, assez libre.

 

Un mot… jeté comme une perle à des pourceaux, pour reprendre une expression du Christ lui-même qu’on ne soupçonnerait tout de même pas de racisme, encore que…

 

Et derrière ce mot, un supposé « jeu de mots ». Un  jeu de mot facile, trop facile même.

 

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 « Délit de sale mot »

Les mal-comprenants de la bien-pensance coloniale voudraient décomposer, non, désarticuler serait plus juste, l’adjectif néologique « souchien » en « sous-chien » : d’un mot en faire deux. Certains ont prétendu distinctement « entendre », au propre comme au figuré, le trait d’union tinter de manière stridente, siffler même, à leurs délicates oreilles si peu habituées, il est vrai, au parler vrai, au « parler cash », comme on dit dans le français de par chez nous (Y a bon la syntaxe ?). 

Thèse des détracteurs ! Thèse, mais foutaise !

Procès d’intention au sens littéral de l’expression.

La belle Houria le récuse et accuse à bon droit. 

 

Pur fantasme projectif des bien mal nommés « identitaires », marginaux extrémistes en voie d’extinction, fervents pancatholiques ou paneuropéens paganistes (frères ennemis au demeurant), se noyant dans leur vision obsidienne d’une fantasmagorique identité pure et blanche menacée d’être entachée « de l’intérieur ».

 

Comme dans un jeu de rôle pas drôle, la victime du racisme blanc-colonial deviendra le ou la raciste par interversion des rôles par l’opération du Saint-Esprit (ou du pas très sain d’esprit à la manière de l’islamophobe meurtrier de masse Anders Behring Breivik).  Serais-je, à mon tour pris, du syndrome contagieux de l’homophonie compulsive ou est-ce un effet de style spontané?

 

Désormais l’on dira « jeu de mots, jeu de facho » (sur le modèle « jeux de mains, jeux de vilains »). Quitte à tout inverser, autant plaquer tous les attributs du facho sur la fâchée…

 

Nul doute, et c’est ce que le style même de ce modeste article veut suggérer, que ce procès sera un théâtre de l’absurde, à la manière des pièces de Beckett ou Ionesco.

 

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Dans un précédent et ancien billet d’humeur à l’humour par moments un peu gras j’en conviens et intitulé : «Mariage Blanc pour une Voltaire Noire : Saint-Valentin à Paris » et sous-titré : « Trouvons vite un mari français pour la belle islamophobe célibataire Ayaan Hirsi Ali » , daté de février 2008 (trois ans déjà, comme le temps passe !), j’avais mentionné en note de bas de page :

Notule n°16 :

16) « Souchien » : néologisme original introduit dans la langue française en 2007 lors de débats télévisés quelque peu houleux dans la bouche voluptueuse d’une belle et indomptable indigène de la République dont le prénom même est une promesse de délices paradisiaques infinies.

Le mot néologique « souchien » signifie simplement Français « de souche », construit sur le modèle dérivatif précédemment attesté dans la forme adjectivale « icisien », dérivée de l’adverbe « ici » selon l’innovation lexicologique d’un jeune comique populaire issu de l’immigration post-coloniale.

Aux mal-pensants non anglophones qui y verrait éventuellement un jeu de mot que son auteur récuse avec force, rappelons aussi que le vocable anglo-américain « underdog », littéralement « sous-chien » est un mot récurrent de la littérature sociale d’expression anglaise, désignant, sans connotation péjorative aucune, mais au contraire avec beaucoup de compassion, « les déshérités ».  

 

 

Sur ce dernier point, je me risque à ajouter ceci : et même s’il fallait y reconnaître la forme de « sous-chien », quel mal y aurait-il ? Mais alors sans doute faudrait-il rééduquer le souchien, pour lui apprendre ses classiques de la lutte sociale, où le mot compassionnel « underdog » (littéralement « chien battu », c’est-à-dire l’opprimé, le déshérité ) est omniprésent.

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A cet égard, et tout en rejetant et niant avec constance une quelconque malice à avoir voulu faire un jeu de mot avec le néologisme « souchien », Houria Bouteldja elle-même avait tôt fait, seulement deux semaines après avoir lancé l’expression sur FR3, de publier une mise au point, valant clarification définitive, intitulée « Petite leçon de français d’une sous-sous-chienne aux souchiens malentendants » publiée le 5 juillet 2007 et dont le titre prenait son sens dans la très belle conclusion que voici (http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=10):

"On se souvient que le (très grand) contrebassiste américain Charles Mingus, qui était métis noir-chinois et identifié comme noir, très mobilisé sur la question du combat anti-raciste, avait intitulé son autobiographie "Beneath the Underdog" : "en-dessous du sous-chien" !"

 

 

Tout est dit ?  Que nenni ! 

Si l’histoire s’arrêtait là, la conclusion ne serait pas belle à souhait.

Voilà que par une ironie du destin, la charge se retourne contre les accusateurs.

 

Les esprits fins auront décelé une différence entre le présent écrit et la notule de 2008 citée plus haut. Une différence qui a son importance, car entretemps nous avons découvert que le mot « souchien », qui doit certes tout de sa « popularisation » à la captivante Houria, n’est point de son invention.

 

L’inventeur du néologisme « souchien »

Plus intéressant encore, il s’agit d’un emprunt à un homme politique. 

Sulfureux? Non

Antisystème ? Point du tout.

Un hurluberlu allogène virulemment anti-français, pour reprendre la rhétorique et le vocabulaire infâme de l’innommable ennemi ? Non plus.

Mais qui donc?

Et pourquoi diable le génial inventeur de ce néologisme ne figure-t-il pas, comme il se doit, sur le banc des accusés, au même titre que sa belle emprunteuse à subir les foudres des esprits chagrins ?

 

Et surtout, qui se souvient que ce mot de « souchien » fut publiquement jeté en pâture par cet homme politique lambda, invité unique, en « access prime time » (à 20h30) à des millions de téléspectateurs sur la plus grande chaîne d’Etat de la République, sur FR2, lors d’une émission politique de grande audience, et ce, plus de sept mois avant, oui, vous avez bien lu, avant que notre belle Houri ne le reprenne en juin 2007 au milieu de très nombreux invités dans une émission de débats fort tardive (diffusée en direct vers minuit), « Ce soir ou jamais », sur FR3, chaîne de bien moindre audience que FR2, quoique tout autant étatique? 

Y eut-il alors la moindre polémique lors de cette première occurrence du néologisme « souchien »? Nullement. Sinon l’on s’en souviendrait !

 

Mais alors pourquoi ? Pourquoi ce qui fit « scandale » en juin 2007 passa comme une lettre à la poste en novembre 2006  (voir la vidéo ci-incluse)?  La réponse tient au statut de l’orateur. En effet, ce mot était prononcé par un Ministre de la République, de surcroît en exercice au moment de ce putatif « délit de sale mot », un politicien futur-ex-premier-ministrable sarkozyste en dépit de sa bouille enfantine et guignolesque, de ses cheveux en batailles et de sa taille certes lilliputienne, mais ipso facto sarkompatible (sarko-compatible).

 

Vous l’aurez reconnu entre mille. Il s’agissait du très falot Jean-Louis Borloo, invité sur France 2 le jeudi 9 novembre 2006 dans l’émission « Question ouverte » où, interrogé par le très révérencieux et mielleux Alain Duhamel, journaliste inoxydable, il déclarait :

 

« Pour la première fois de l’Histoire de France, Monsieur Duhamel, il y a des Français Arabes, des Français africains, des Français asiatiques, des Français bourguignons, des Français d’Ile-de-France. Ils ont le même passeport. Mais ce qui est en train de s’installer dans la société française c’est l’idée que si je suis de souche, si je suis "SOUCHIEN" je ne comprends pas les autres. La République, elle est belle et grande. Pourquoi on a ces tensions, cette incompréhension ? Et si on est « NON-SOUCHIEN" on n’a pas le sentiment que la République donne un avenir.... »

(Ci-contre un lien vers la vidéo de cette interview que j’ai mise en ligne sur youtube, la preuve par l’image et le son. L’extrait de Jean-Louis Borloo commence  à la 25e seconde de la vidéo après un court extrait de Houria, les deux discours ayant été juxtaposés

http://youtu.be/HZ-Kjf2yNXY )

Pour lancer la vidéo, il suffit de cliquer au milieu du cadre ci-dessous.

 

 

 

Il n’est donc pas indifférent, dans cette République, de s’appeler Houria ou Jean-Louis, devant l’opinion publique comme devant la justice, mais cela est un corollaire du continuum colonial et des traditions de discriminations qui s’y rattachent. A prénom et origine différents, traitements différenciés !

 

« Deux poids deux mesures » puissance deux

Mais pour prendre la pleine mesure du deux poids deux mesures qui frappe notre Houria nationale, il faut, en plus, méditer ce qui suit. Car j’avais promis de garder le meilleur pour la fin.

Ce mot de « souchien », lâché en place publique, par étranges lucarnes interposées, en novembre 2006 par un ministre de la République eut droit, dans un livre paru deux mois plus tard et citant l’émission, à un traitement linguistique quelque peu extravagant qui mérite de retenir l’attention.

En effet, à peine le mot de « souchien » avait-il été prononcé qu’il fut relevé par un écrivain agrégé de lettres, Bernard Leconte, qui en mentionna l’existence, de bien étrange façon, dans les dernières pages d’un ouvrage auquel il était en train de mettre la dernière main en cette fin d’année 2006.

 

Je vous laisse, chers lecteurs,  seul juge, et invite, au passage, la magistrate qui a instruit le procès en sorcellerie contre Houria, à en faire de même :

 

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  Page 176  (qui en comporte 192)

de l’ouvrage  « À la recherche du bon français »

(aux Éditions Lanore,

6 rue de Vaugirard, 75006 Paris )

de Bernard Leconte

( ISBN: 978-2-85 157-301-8 ),  

 

paru le 19 janvier 2007, soit plus de cinq mois avant l’émission « Ce soir ou jamais ! » de FR3 du jeudi 21 juin 2007 où Houria popularisa le terme de « souchien »:

  page 176 :

  « OUAH OUAH

Il y a déjà un bon bout de temps que, pour désigner certains Français, on emploie l'expression « Français de souche ». Et puis, nous avons entendu M. Jean-Louis Borloo, notre caoutchouteux ministre, parler de « souchien ». La femme du souchien doit être la souchienne; le petit du souchien sera donc le souchiot et la souchiotte sera la petite dernière. »

 

Voilà qui est du plus mauvais goût, s’offusqueraient certains. Mais alors comment expliquer que cet ouvrage, certainement lu de la première à la dernière page par son éminent préfacier, n’ait point suscité, au moins chez ce dernier, à défaut de ses lecteurs et de son éditeur, la moindre protestation ni même un soupçon de réprobation?

 

Un illustre préfacier cautionne "souchien"

Mais au fait, aurais-je omis de mentionner le nom de l’illustre préfacier ? Maudite anosognosie chiraquienne !

Le préfacier : Maurice Druon (décédé en 2009), alors toujours bon pied bon œil et excellent cavalier à 88 ans passés en cette fin d’année 2006 et début 2007, au mieux de sa forme, puisqu’il allait recevoir en grande pompe chez lui dans son manoir des Artigues-de-Lussac, devant un parterre de journalistes tout spécialement accourus, le candidat aux présidentielles Nagy Bocsa Sarközy, alias Nicolas Sarkozy, pour lui apporter publiquement et solennellement son soutien de gaulliste historique : la vieille France, rancie au possible, soutenant le fils de migrant hongrois, beau symbole de passation de flambeau.

 

Pour les authentiques, non feints s’entend, amnésiques, rappelons qui fut l’animal politique qui cautionna de son autorité morale un tel dérapage livresque et linguistique de Bernard Leconte en préfaçant l’ouvrage de celui-ci « À la recherche du bon français ».

Rien moins que l’un des plus influents membres de l'Académie française dont il fut le très redouté secrétaire perpétuel durant quatorze ans. Bref le gardien de l’ordre langagier, cela pour la caution linguistique. Mais pas seulement.

Car Maurice Druon fut un gaulliste ultra-conservateur et ultra-réactionnaire de sinistre mémoire, témoin de moralité de Maurice Papon lors de son procès en 1998, antiféministe déclaré et ultra-misogyne (opposé à l’élection d’une femme académicienne, Marguerite Yourcenar, la première), anticommuniste primaire, un temps surnommé le « Malraux du pauvre » ou le « Malraux de Pompidou » dont il fut le Ministre de la culture, y inaugurant une ère de répression culturelle et de censure artistique tous azimuts, notamment cinématographique et théâtrale (contre laquelle Ariane Mnouchkine et d’autres organisèrent de grandes manifestations de protestation dans les années 70).

 

Cette préface, exceptionnellement rédigée fin 2006 par l’académicien ultra-réac Maurice Druon (habituellement réfractaire aux préfaces, c’est dire son enthousiasme !), chantre autoproclamé du « droit langage » selon sa propre et si tendancieuse formule,  qui cautionne (« Comment refuserais-je d’en dire tout le bien que j’en pense ? » écrit-il) un ouvrage dont l’auteur, Bernard Leconte, se livre explicitement à toutes les outrances langagières possibles autour du néologisme « souchien » dont il dérive les mots de « souchienne », « souchiot » et jusqu’au très élégant « souchiotte », « dérivés » plutôt douteux (pour ne pas « dérives » plus que douteuses), est donc bien la preuve que l’ordre post-colonial de la République et ses tenants même les plus réactionnaires (Druon) et les plus raides ont toujours toléré, avec une infinie indulgence et une connivente complaisance, tous les excès de langage et autres, tant que leurs auteurs sont des gens du terroir, des autochtones (tel Bernard Leconte), ou ses représentants officiels et dûment mandatés (le ministre Borloo en 2006), ce qu’il n’accepterait jamais de la jeunesse issue des anciennes colonies.

Ce qui, en quelque sorte, était symboliquement résumé, de manière involontaire, par le titre même de l’ouvrage, au demeurant totalitairement normatif « A la recherche du bon français » qu’il faudrait réécrire avec un F majuscule :  « A la recherche du bon Français ». Car il y aurait les bons Français et les autres…  Et comme de bien entendu, « ces autres » sont désignés de manière presque directe, y compris par Druon qui conclue sa préface en stigmatisant, certes de manière elliptique, ce qu’il nomme « les banlieues » (avant-dernière ligne de la préface). CQFD

 

Plus réac que Druon ?

Gageons que les juges de ce tribunal de l’Inquisition post-coloniale ne seront pas plus intransigeants (difficile pour eux d’être plus réacs) ce 12 octobre que ne le fut ce dinosaure de Maurice Druon, lui qui ne trouvait rien à dire au néologisme « souchien » et ses plus invraisemblables dérivés, même pris dans la forme calque de l’anglais underdog, « hommage du vice à la vertu » (pour citer partiellement une célèbre maxime du duc de La Rochefoucauld)  venant d’un académicien qui, dans son discours de réception à l’Académie française en 1967 avait proclamé que « la civilisation est d’abord un langage ».

 

Ultime clin d’œil, ce proverbe arabe, connu de tous et qui se prête fort bien aux circonstances et explique notre sérénité : « La caravane passe, les chiens aboient »

 

 Massoud Guilani, Afghan de France

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